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Full text of "Vogue 1965 12"

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DEC.  6  F. 


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Gaîté  1[  j 
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Couleur  1 
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Surprises 
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Beautés 


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VOGUE 

DÉCEMBRE  1965 


NOTRE  COUVERTURE  : 
scintillante  de  la  tête  aux 
pieds.  En  couleur,  en  gaieté, 
avec  ces  robes-chandails  de 
Pierre  Cardin,  toutes  en 
paillettes  Rhométal  brodées 
par  Vermont.  Vous  les  trou¬ 
vez  voyantes?  Elles  en  ont 
seulement  l’air.  Car,  sur¬ 
prise  !  Elles  sont  ultra-faciles. 

Et  confortables  avec  leurs 
manches  longues.  Elles  sont 
ultra-légères  :  celle  de  gau¬ 
che  est  brodée  sur  Cigaline 
Nylfrance  de  Bucol,  celle 
de  droite  sur  crêpe  de  soie 
de  Bûche.  Vous  y  serez 
tellement  à  votre  aise  que 
votre  succès  est  assuré.  En 
beauté,  avec  le  maquillage 
"Ultima”  de  Revlon,  la  gamme  des  produits  les  plus  légers  du 
monde.  "Pastelombre”  aux  yeux  et  "Tawny  Rose”  à  la  bouche. 
Perruques  plaquées  à  la  gomina  et  luisantes  comme  des  bijoux, 
d’Elrhodes.  Aux  ongles,  trois  couches  de  "Platinium”  de  Revlon. 


EDMONDE  CHARLES-ROUX 
Rédactrice  en  Chef 

FRANÇOISE  DE  LANGLADE 
Rédactrice  en  Chef  Adjointe 
ANTOINE  KIEFFER 
Directeur  Artistique 
FRANÇOIS  NOURISSIER 
Directeur  Littéraire 
JACQUELINE  DE  CROISSET 
Merchandising  et  Marketing 
FRANCINE  CRESCENT 
Tissus,  Cuir,  Fourrures 
MARIE-JOSÉ  DE  LINARES 
Prct-à-Porter 

ANNE-MARIE  CIIALMETON  DE  CROY 
Jersey,  Lingerie 

JOSETTE  MERLE  D'AUBIGNÉ 


CAROLINE  FLIPO 
FRANÇOISE  MO  H  RT 


MARIE  LAVIE-COMPIN 


Reportages 

SIMONNE  BROUSSE 
ROBERTE  PEY 


TINA  SARI 
Secrétaire  de  Rédaction 
ROBERT  CAILLÉ 
Directeur  Commercial 
VICTOIRE  BOUTARD 
Chef  de  Publicité 


Vogue  est  publié  en  France  par 
Les  Éditions  Condé  Nast  S.  A. 

4,  place  du  Palais-Bourbon,  Paris-7'. 

Téléphone  :  Invalides  73-19 
Adresse  Télégraphique  :  Vopar,  Paris. 
Telex  n°  :  26-752  Vopar,  Paris. 

HENRY  A.  BERTRAND 
Président-Directeur  Général 
CLAUDE  VALLÉE 
Directeur  de  la  Publicité 

Le  Groupe  Condé  Nast  comprend  : 

Vogue,  Maison  &  Jardin,  Adam; 
aux  U.S.A.  : 

Vogue,  Housc  &  Garden,  Glamour, 
Mademoiselle,  The  Bride’s  Magazine 
Analog  Science  Fact-Scicnce  Fiction 
en  Angleterre  : 

Vogue,  House  &  Garden,  Brides, 

Wine  &  Food  ; 
en  Australie  :  Vogue; 
en  Nouvelle  Zélande  ;  Voguo  ; 
en  Afrique  du  Sud  :  Vogue  ; 
en  Italie  ;  Vogue  &  Novità. 

IVA  S.  V.-PATCEVITCll 
Président-Directeur  Général 
ALEXANDER  LIBERMAN 
Directeur  des  Éditions 
DANIEL  SALEM 
Directeur  Général  International 

On  poursuivra  conformément  aux  lois 
la  reproduction  ou  la  contrefaçon  des 
modèles,  dessins  et  textes  publiés  dans 
la  publicité  et  la  rédaction  de  Vogue. 
Copyright  (g)  1965  par  les  Éditions 


LA  MODE 

59  Le  Point  de  Vue  de  Vogue 
68  Maillots  du  soir  pour  l’hiver,  l’été 
72  De  l’or  pour  rire 
92  Le  bestiaire  de  Noël 
94  Les  mules  pilotes  1966 
98  4  robes  du  soir 
110  Robes  de  lainage 

118  Les  boutiques  italiennes  à  l’heure  du  farniente 
125  Cent  idées  de  cadeaux 

149  Montres  et  Bijoux 

150  Vogue-Éclat 


BEAUTÉ 

66  Parfums  :  le  zest  de  la  mode 
78  Bulletin  Beauté 

Il  faut  manger  pour  maigrir 
4  stars,  4  beautés,  4  secrets 


DES  GENS  ET  DES  IDÉES 

18  Vogue  a  vu  le  Kabuki  au  Théâtre  de  France 
57  Le  Carnet  de  Vogue 

86  Yul  Brynner  photographie  ses  amis  les  enfants 
102  Maïa  Plissetskaya,  par  Ninette  Lyon 
104  La  duchesse  d’Harcourt  chezelle,  par  Mireille  Vincendon 
116  La  vie  à  Paris  :  Fortes  têtes 


TOURISME 

60  Sicile,  Pile  au  Trésor 
152  Vogue  Voyage 


Dans  VOGUE  de  janvier 

en  vente  le  28  décembre  : 

Tenues  de  star  pour  la  campagne 
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L’amour  des  voitures  analysé  par  une  femme 


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décembre  1965 


“Emma  Danieli ” 

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actrice 

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Ce  moment  subtil,  confiez-le  à  un  Step. 

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DÉCEMBRE  1965 


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Ambassade,  c’est  un  vaporisateur-bijou  de  sac,  créé  pour  être  offert 
à  quelques  femmes  de  goût  par  des  hommes  de  goût.  Sortez-le  de 
votre  sac  (  il  est  absolument  étanche  );  dès  la  première  pression  il 
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Votre  geste,  plus  détendu,  est  plus  gracieux,  votre  peau  mieux 
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Son  prix  :  un  détail  auquel  vous  refuserez  de  vous  arrêter  quand 
vous  le  tiendrez  en  main. 


10 


“Mariage”  de 


DÉCEMBRE  1965 


en  montagne,  les 


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pull-over. 


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Liste  des  dépositaires  en  page  154. 


Elasknit,  extensible  dans  un  sens 
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Harmonie  parfaite  du  Twinski, 
sans  perte  de  temps  et  sans 
fatigue. 


12 


Oc  *fôru 


TES  DE  FIN  D'ANNEE 


POUR  LES  FÊTE 


DE  FIN  DANNÉE  iH 
ue  POUR  LES  FÊTES  DE 

t-Mr  c?e -  <^t'Aj£*VU 

IN  D'ANNÉE 

POUR  LES  FÊTES  DE  FIN 
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R  LES  FÊTES  DE  FIN  D'A 
POI 

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l  FÊTES  DE  FIN  D’ANNÉE 
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’ES  DE  FIN  D’ANNÉE  ^2 


POUR  LES  FÊTE 


^vu*  Oc*fôvK&\ 


Robe  de  JACQUES  ESTEREL 


A-4>*VU2  POUR  LES  F 

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VOGUE 


Par  la  perfection  technique 
et  la  recherche  constante  de  la  création, 
Bueche-Girod  maintient  dans  le  monde 
la  noble  tradition  des 
Grands  Maîtres  Horlogers. 

La  production  purement  artisanale 
de  ses  montres  bijoux  est  très  limitée, 
et  leur  rareté  leur  confère 
ce  prestige  de  l’exclusivité 
si  recherché  par  les  connaisseurs. 


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Catalogue  et  liste  des  dépositaires 


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DÉCEMBRE  1965 


Nous  avons  rencontré 
Michèle  Morgan 
chez  Lorca. 


La  frange  qu’on  venait 
de  lui  couper 

soulignait  ce  regard  célèbre 
que  nous  retrouverons  dans 
"Dis-moi  qui  tuer  ?” 


VOGUE 
A  VU 
LE  KABUKI 


Rencontres  au  sommet  au  Thé⬠
tre  de  France.  Le  prince  Itachi, 
second  fils  de  l’Empereur  du 
Japon,  et  la  princesse  Hanako, 
jeune,  jolie  et  gracile  dans  son 
kimono  de  cérémonie,  hono¬ 
raient  de  leur  présence  la  pre¬ 
mière  du  Théâtre  Kabuki  de 
Tokyo.  Événement  d’une  im¬ 
portance  comparable  à  l’arri¬ 
vée  de  l’Opéra  de  Pékin  il  y  a 
dix  ans.  Trois  cents  ans  de  tra¬ 
ditions,  les  meilleurs  comé¬ 
diens  du  Japon,  des  décors, 
des  costumes  étranges  et  beaux 
comme  des  contes  bleus.  Un 
passé  égal  en  gloire  à  celui  de 
notre  Comédie-Française,  avec 
cette  nuance  qu’on  n’exige  pas 
de  nos  artistes  qu’ils  soient  à 
la  fois  chanteurs,  danseurs, 
comédiens  et  tragédiens,  puis 
de  se  muer  à  l’acte  suivant  en 
chanteuses,  danseuses,  comé¬ 
diennes  et  ballerines  (pas  de 
femmes  dans  la  troupe).  La 
salle  mi-française,  mi-japonaise, 
était  fort  élégante.  On  vit  bien 
trois  cols  roulés  à  l’orchestre 
et  six  paires  de  bas  de  laine. 
Le  non-conformisme,  lui  aussi, 
s’intéressait  au  Kabuki. 

1.  Les  hôtes  :  Jean-Louis  Bar- 
rault  et  Madeleine  Renaud  avec 
Dominique  Arden.  2.  Jean  Vi¬ 
lar.  3.  La  comtesse  Michel  de 
Ganay.  4.  Leonor  Fini.  5.  An¬ 
dré  Pieyre  de  Mandiargues. 

6.  Mme  Yves  Ciampi  et  Ichi- 
kawa  Monnosuke,  du  Kabuki. 

7.  Hanshiro  Iwai,  du  Kabuki. 

8.  Mlle  Setsuko  Ideta.  9.  Mme 
Sarda  et  Mlle  Liliane  Lafabrie. 


Communiqué 


S  i  L  f  c 


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22 


VOGUE 


BALMAIN 


23 


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D  Bracelet  platine  et  brillants 
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6  Bague  or  et  brillants . 

7  Bague  or  et  brillants . 

8  Bracelet  or  et  brillants . 

9  Bracelet-montre  or  et  brillants 

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1 4  Clip  or,  corail  et  brillant . 

15  Clip  or,  émail  et  brillants . 

16  Clip  or,  émail  et  brillants . 

17  Bracelet  or  et  chrysoprase . 

1 8  Bracelet,  or,  aventurine  et  perles. . 

I  9  Clip  or.  brillants  et  rubis . 

20  Motifs  d'oreilles  or.  brillants, 

émeraudes  et  rubis . 

21  Bracelet  or . 


(EN  DERNIÈRE  PAGE) 

Clip  «  chien  » . 

Clip  «  chat» . 

Clip  «  moineau  » . 

Clip  «  bélier  »  . . . 

Clip  «  lion  » . 

Clip  «  capricorne . 

Clip  «  hibou  . . 

Clip  «  tortue . 

Clip  «  couroucou  » . 


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PAR 

ALFONSO,  FÉLIX 
ET  VALENTIN,  SOUS 
LA  DIRECTION 
ARTISTIQUE 
DE  JOSÉ  MARIA 


La  Vicomtesse  de  Villa  Miranda 
et  le  Torero  Victoriano  Valencia. 


Pitar  Lopez,  la  célèbre  danseuse, 
en  compagnie  de  M.  José  Tamayo. 


“  Infanta  Margarita ”  coiffure  inspirée  du  portrait  de 
l'Infante  Marguerite. 


"Breda"  :  “ Les  Lances"  de  Vélasquez.  ont  inspiré 
cette  création  de  Rachel's. 


L’Ambassadrice  d'Iran,  ad¬ 
mirant  ta  coiffure  “  Breda  ”. 


Son  Altesse  Royale  la  princesse 
Maria  Béatrice  de  Savoie,  portant 
une  merveilleuse  cape  des  couturiers 
Herrera  y  Ollero. 


Coiffure  “ Conde  Duque". 
Robe  de  Herrera  y  Ollero. 


Mrs  Robert  Parker,  son  Altesse  Impériale  la 
princesse  Seldjouk,  M.  José  Ramon  Blanco, 
Manolo  GU,  Enrique  Pastor  de  Velasco. 


Un  public  select  et  international  se  pres¬ 
sait  dans  les  salons  de  Rachel’s,  Juan 
Bravo  12.  A  cette  occasion,  parmi  les 
personnalités  les  plus  importantes  : 

Son  Altesse  Impériale  la  Princesse  Seld- 

Son  Altesse  Royale  la  Princesse  Maria 
Béatrice  de  Savoie. 

L’Ambassadrice  d’Iran. 

Madame  de  Lopez  Bravo  (épouse  du 
Ministre  de  l’Industrie). 

La  Comtesse  de  Courson. 

La  Vicomtesse  de  Villa  Miranda. 
Madame  de  Herrera. 

Madame  de  Canedo. 

Pilar  Lopez  (la  célèbre  danseuse). 

Lucero  Tena  (merveilleuse  interprète  de 
flamenco). 

Madame  Noelle  Larroque  de  "Votre 
Beauté”. 

Madame  Anne  Marie  Casalis. 

Le  toréro  Victoriano  Valencia. 

Monsieur  José  Tamayo  (le  grand  metteur 
en  scène). 

Le  peintre  Miguel  Herrero. 

Monsieur  Jean  Chalon  (du  Figaro  Litté¬ 
raire). 

Manolo  Gil  (le  jeune  premier  de  cinéma). 
Don  Manuel  Del  Rey. 

Monsieur  Alfonso  Camorra  (le  meilleur 
ambassadeur  de  la  paella  Valenciana). 
Monsieur  Jésus  Vasallo  (Directeur  de 
"Elle”  espagnol). 

Par  un  fait  miraculeux  du  hasard,  les 
somptueux  modèles  de  Herrera  y  Ollero, 
les  jeunes  maîtres  de  la  couture  espa¬ 
gnole,  allaient  à  merveille  avec  ces  coif¬ 
fures  inspirées  du  grand  peintre  Vélas¬ 
quez. 


Communiqué 


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et  2  savons.  F.  20  (ou  le  Flower  Mist  avec  vaporisateur.  F.  12) 


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Grass,  On  Dit,  My  Love.  F.  35.  “  Eau  de  Parfum  "Mémoire  Chérie.  F.  3S 


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Originaux,  de  couleurs  gaies  et  tendres,  ces  petits  flacons  de  Sels  d 
Bains  couronnés  de  fleurs.  Vous  pouvez  varier  vos  parfums.  Quatre 
présentations  :  F,  10,  F.  22,  F.  30,  F.  38,  le  Fluffy  Milk  Bath.  F.  15 


Le  cadeau  destiné  aux  jeunes  filles,  2  trousses  piquées  :  Bleue,  la  Trousse 
pour  la  Jeunesse,  destinée  à  toutes  les  peaux.  Rose,  Fraîcheur  et  Jeu¬ 
nesse,  pour  les  peaux  à  “problèmes”.  F.  20 


Créé  pour  Noël,  le  Pcrfume  Spray  Blue  Grass  ou  Mémoire  Chérie  en 
vaporisateur  rechargeable.  F.  30.  Flower  Mist,  flacon  décoré  Blue  Grass 
F.  15,80.  Mémoire  Chérie.  F.  25,50.  Présentation  spéciale  Noël  des  pa 
fums  prestigieux  Blue  Grass.  F.  23.  Mémoire  Chérie.  F.  25,30 


Les  mallettes,  si  pratiques  que  vous  ne  pouvez  vous  en  séparer  “Flying” 
en  cuir  noir  et  satin  rose,  garnie.  F.  260.  Ou  en  vernis  noir,  garnie.  F.  120 


Raffinement  extrême  :  4  savons  géants  en  forme  de  cœur,  My  love. 
F.  15.  6  savons  cœur  miniatures.  F.  13,70.  La  boîte  de  3  savons  Blue 
Grass  ou  Mémoire  Chérie.  F.  12,  F.  24.  Porte-savon  pour  le  voyage, 
Blue  Grass,  Mémoire  Chérie,  J  une  Géranium.  F.  8 


Cadeaux  de  voyage  :  trousses  souples  “Voyager  en  Beauté”.  F.  50. 
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Toute  nouvelle  création,  le  Flacon  décoratif  “Espagnol”  agrémenté 
d’un  bouchon  verseur.  Sels  pour  parfumer  votre  bain  :  Blue  Grass, 
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Luxueux  et  raffinés,  ces  poudriers  présentés  dans  des  coffrets  gainés 
de  satin  cyclamen  ;  poudrier  rond  “Cut  Diamond”  avec  poudre 
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normale.  F.  38.  Vaporisateur  de  sac  Blue  Grass  ou  Mémoire  Chérie. 
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Les  femmes  raffinées  ne  seront  jamais  prises  au  dépourvu  avec  ces 
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verseur  en  bois,  Sels  de  Bains  Sandalwood.  F.  27.  Dans  un  Flacon 
géant  “Italien”,  Eau  de  Cologne  ou  After  Shave  Lotion.  F.  77  et  F.  54. 
Dans  le  Flacon  “Navy”,  présenté  dans  un  Coffret  “Chevalier”.  F.  45 


Toute  la  fraîcheur  matinale  dans  un  Flacon  “Couronné”  :  Eau  de 
Cologne.  F.  19,60  et  F.  33,80.  Eau  de  Toilette  “450”.  F.  30,30.  After 
Shave  Lotion  ou  Pre  Electric  Shave  Lotion.  F.  12  et  F.  18 


La  gamme  Arden  for  Men  au  parfum  discret  dans  sa  présentation 
“Blason”  :  Eau  de  Cologne.  F.  19,60,  F.  33,80,  F.  62,30.  After  Shave 
Lotion.  F.  t2  et  F.  18.  Pre  Electric  Shave  Lotion.  F.  18 


Présentation  “Blason”,  duo  pour  le  voyage,  flacon  souple,  After  Shave 
Lotion  et  Pre  Electric  Shave  Lotion.  F.  23.  After  Shave  seul.  F.  11,50. 
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tiroir  contenant  3  savons  Sandalwood.  F.  17,40 


Coffrets  “Blason”  :  2  flacons  classiques  After  Shave  Lotion  et  Eau  de  Prêt  pour  le  voyage  avec  la  trousse  en  box  calf  gris,  “New  Kit”,  conte- 
Cologne.  F.  31,60.  Le  flacon  “Navy”,  modèle  géant.  F.  5o  nant  After  Shave  Lotion,  Eau  de  Cologne  et  Savon.  F.  110.  Trousse 

“Navy”,  contenant  After  Shave  Lotion,  Eau  de  Cologne  et  Savon  dans 
étui  de  plastique.  F.  120 


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C’est  proverbial  !  Pour  être  à  la  Mode,  faites  comme  ces  français  ...  ces  gens  de  goût  qui 
aiment  ce  qui  est  bon,  choisissent  le  meilleur  en  tout  et  en  font  leur  habitude.  Ils  créent  la  Mode 
en  France  et  par  conséquent  partout  où  le  bon  goût  est  reconnu,  tout  autour  du  Monde. 


VOGUE 


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VOGUE 


Le 

carnet 

de 

vogue 


t 


Rudi  Gernreich  :  nom  au-  serait  dans  les  salons  de  l’autre. 

trichien  du  couturier  ca-  Son  mannequin  préféré  :  Peggy 
lifornien  qui  fait  le  plus  de  Moffitt,  ci-dessus...  On  parle 
bruit  en  Europe.  On  dit  qu’il  d’un  nouveau  ballet  de  Henze 
s’installerait  à  Paris  en  1966  pour  Rudolf  Noureev...  Ber- 
ainsi  que  le  coilleur  Vidal  Sas-  lin,  capitale  de  la  musique  eu- 
soon.  La  collection  de  l’un  pas-  ropéenne,  cela  fait  faire  la  gri¬ 


mace  à  plus  d’une  personne, 
mais  on  le  dit  beaucoup... 
Sergio  de  Castro  :  ce  n’est  pas 
un  personnage  de  Monther¬ 
lant  mais  un  peintre  espagnol 
installé  à  Paris  qui  n’est  vrai¬ 
ment  très  connu  qu’en  Alle¬ 
magne...  Il  paraît  que  les 
chaussures  vont  devenir  trans¬ 
parentes...  que  Cocqueline,  as¬ 
sistante  de  Courrèges,  a  dû 
renoncer  à  son  vestiaire  pen¬ 
dant  son  voyage  incognito  aux 
U. S.  A.,  et  s’habiller  comme  tout 
le  monde...  que  le  modéliste 
Karl  Lagerfeld  a  décoré  sa 
chambre  en  Vinyl  blanc...  que 
de  plus  en  plus  d’hommes 
d’affaires  parisiens,  au  lieu  d’or¬ 
ganiser  des  déjeuners  d’affaires, 
donnent  rendez-vous  chez  leur 
coiffeur.  Les  deux  compères 
s’assoient  côte  à  côte  et  dis¬ 
cutent  pendant  qu’on  leur  cou¬ 
pe  les  cheveux... 

Les  trois  dames  du  Prix  Nobel 


de  médecine,  accompagneront 
leurs  maris  à  Stockholm,  ha¬ 
billées  par  Yves  Saint  Laurent... 
et  les  danseurs  de  l’Opéra  por¬ 
teront  aussi  des  costumes  de 
Saint  Laurent  dans  le  ballet 
"Notre-Dame  de  Paris”  dont 
la  chorégraphie  est  de  Roland 
Petit  et  le  thème  de  Victor 
Hugo.  Générale  le  10  décem¬ 
bre.  Ci-contrc,  des  hommes 
d’armes  mondrianisés...  Il  pa¬ 
raît  que  Ribot,  le  célèbre  éta¬ 
lon,  actuellement  aux  États- 
Unis  en  mission  reproductrice, 
refuse  de  repartir  pour  l’Italie 
sans  son  lad  noir  qui,  seul, 
peut  l’approcher,  mais  le  lad  ne 
veut  pas  quitter  son  pays... 
On  dit  que  la  Crème  de  Huit 
Heures  d’Elizabeth  Arden  est 
miraculeuse  pour  les  boulets 
des  chevaux  surmenés...  que 
Roger  Vivier  est  dépassé  par  le 
succès  de  ses  chaussures  à  bou¬ 
cles  d’argent.  Il  faut  s’inscrire 
sur  une  liste  d’attente...  C’est  à 
Bernard  Shaw  qu’est  revenu 
l’honneur  d’inaugurer  la  réou¬ 
verture  du  Théâtre  de  la  Made¬ 
leine  où  désormais  toutes  les 
générales  seront  brillantes  puis¬ 
que  le  nouveau  directeur  s’ad- 
pelle  André  Bernheim... 


Le  décorateur  de  l’An  2000 
s’appelle  Christian  Gérard.  Il 
hait  les  reconstitutions  à  la 
mode,  prépare  un  salon  de 
coiffure  cosmique.  Les  casques 
se  placeront  tout  seuls  sur  les 
têtes,  les  cendriers,  hydrauli¬ 
ques,  ressembleront  à  de  peti¬ 
tes  rivières.  Il  va  redécorer  le 
Bistingo  de  la  rue  Saint-Benoît 
en  boîte  futuriste.  Quatre  ni¬ 
veaux  différents  et,  suspendues 
dans  les  airs,  des  nacelles 
comme  de  gigantesques  girolles 
où  l’on  s’installera,  où  l’on  dan¬ 
sera.  Elles  seront  réunies  en¬ 
tre  elles  par  des  escaliers  ou  des 
toboggans.  A  l’entrée,  un  ta¬ 
bleau  lumineux  pour  y  inscrire 
son  nom  et  sa  nacelle  à  l’inten¬ 
tion  de  ses  amis  présents  dans 
la  boîte...  Vogue  gagne  le  Con¬ 
court  du  tourisme  :  les  direc¬ 
teurs  de  25  offices  étrangers 
établis  à  Paris  ont  décerné  le 
Prix  du  Tourisme  International 
à  notre  collaboratrice  Simonne 
Brousse...  Macha  Méril  grave 
son  premier  disque  avec  ses 
propres  chansons  :  "Les  mots 
des  autres  n’arrivent  pas  à  sor¬ 


tir  de  ma  bouche”,  dit-elle...  désordre.  Toutes  les  demi-heu-  américaines...  "L’Echange  d’un 
"Private  view”:  le  titre  anglais  res  un  nouvel  orchestre,  des  regard”,  ballet  de  Françoise 
du  livre  d’un  photographe  célè-  musiciens  souvent  anglais,  tou-  Sagan,  sera  présenté  le  2  février 
bre.  Lord  Snowdon,  ci-dessous,  jours  les  cheveux  dans  le  dos...  à  l’Opéra  de  Marseille  où  les 
y  réunit  81  reportages  sur  "Salum  Sanctorum”  :  le  nom  générales  ont  lieu  le  samedi 
des  artistes  anglais  comme  latin  du  plus  récent  et  sélect  pour  que  les  Parisiens  puissent 
Chadwyck,  Sutherland,  Riley,  restaurant  new-yorkais.  Il  est  prendre  l’avion...  Il  n’avait  pas 
Bacon,  Moore...  "Piper  Club”  :  interdit  d’y  fumer  à  table...  exposé  depuis  1956  :  Balthus, 
le  nom  américain  d’une  boîte  "Status”,  encore  du  latin,  titre  ci-dessous,  fera  l’objet  d’une 
romaine.  Cinq  pistes,  un  grand  de  la  dernière-née  des  revues  grande  exposition  en  juin  1966. 


Pour  l’élégance  et  la  tenue  de  votre  coiffure, 

LAN  COM.  E  a  réalisé  une  laque  de  beauté... 
qui  fait  votre  coiffure  douce  à  1  œil 

comme  au  toucher. 


2  FORMULES  :  CHEVEUX  GRAS  ET  NORMAUX  -  CHEVEUX  SECS 


VOGUE 


arme...  le  zest  de  la  séduction...  le  zest  de  la  vie...  le  zzz 


les  parfums  /  /f 

sans  méthode,  sans  rai- 

son  et  sans  compter,  vous 
êtes  impardonnable.  Le  parfum  est 
affaire  d’expérience,  c’est  comme  de  sa¬ 
voir  goûter  un  vin,  comme  de  juger  d’un  mor¬ 
ceau  de  musique.  Les  fabricants  perfectionnent  sans 
cesse  leur  emploi,  leur  conditionnement  et  leur  présen¬ 
tation,  depuis  le  12e  siècle,  depuis  exactement  Richard  Cœur  de 
Lion.  Le  grand  art  :  trouver  un  mélange  d’une  centaine  (au 
moins)  d’ingrédients  auquel  aucune  femme  (et  aucun  homme) 
ne  puisse  résister.  La  technique  :  le  vaporiser  (ou  l’atomiser) 

.  sur  la  peau  là  où  le  sang  affleure  le  plus  près  :  sur  la 
gorge,  sur  les  poignets,  au  creux  des  bras. 
ggggài-  Votre  rôle  à  vous:  trouver  celui  qui,  sur 

votre  peau,  provoque  la  réaction 
chimique  la  plus  irrésis- 
tible.  Reconnaissez- 


67 


maillots 
du  soir 


oucher  de  soleil  sur  Palmyre  :  quel  plus  lumineux,  plus  réchauf¬ 
fant,  plus  éblouissant  cadeau  de  Noël?  Un  avion  pour  Damas  et 
vous  êtes,  quelques  heures  après,  en  Jordanie,  en  plein  désert  de 
Syrie,  dans  l’ancienne  cité  des  sables,  l’oasis  de  la  reine  Zénobie  : 
les  ruines  de  Palmyre.  Dans  votre  valise,  des  robes  à  mettre  dehors, 
pieds  nus  ;  des  robes  qui  ne  se  démodent  pas,  que  vous  porterez 
hiver  comme  été  ;  des  robes  qu’on  met  dans  un  sac  comme  un  chandail 
et  qui  sont  en  réalité  des  "maillots  du  soir”.  Pour  les  "orientaliser”  : 
des  bijoux  extravagants,  des  parfums  hardis  et  des  coiffures  "excentriques”.  Elles  ont  été 
créées  par  Carita  d’après  d’anciennes  gravures  du  Moyen-Orient  mais  ultra-modernisées  : 
toutes  prêtes,  postiches,  dans  une  boîte-avion.  Ci-dessus,  le  blanc  Jacques  Griffe.  Crêpe 
Arnel  de  Hurel.  Taille  haute.  Bijoux  Cis.  Et  une  goutte  d’"Enthousiasme”  de  Jacques 
Griffe.  A  droite,  le  turquoise  Emilio  Pucci,  en  jersey  de  soie.  Accord  parfait  :  son  tout  nou¬ 
veau  parfum  :  "Vivara”  au  goût  de  mer  et  d’air,  créé  pour  les  longues  nuits  dehors... 


Dour 

'hiver, 

'été 


U  XXT 

■  '  n  r 

.n 

\\| 

1;] 

Aï 

1 

Immodéré,  non. 
Amusant,  oui. 
Fabuleux,  pres¬ 
que  :  de  l’or 
tricoté  et  de 
l’or  imprimé.  Voilà 
le  soleil  des  soirs 
de  fin  d’année  1965, 
éclatants,  fracassants. 
A  la  pointe  de  l’an¬ 
née  nouvelle.  Surpri¬ 
se  pour  un  réveillon 
aux  sports  d’hiver  : 
un  pull-over  or  et 
velours, page  de  gau¬ 
che.  Cordonnet  de 
soie  tricoté  au  point 
de  jersey,  bordé  de 
chenille  de  velours 
noir  aux  poignets 
et  au  col  roulé.  Il 
est  porté  sur  un 
pantalon  de  Charles 
Gros,  en  crêpe  de 
laine  de  Moreau. 
Marie-Martine  Week- 
End.  Pull-over, 999  F. 
Pantalon,  299  F. 
Anneaux  en  résine 
synthétique  noire  de 
Péladan.  Maquillage 
Guerlain  Rive  Gau¬ 
che.  Ci-contre  :  chez 
vous,  feu  de  joie  en 
sari  imprimé  de  fleurs 
naïves  dans  des  tons 


coucher  de  soleil, 
or  et  orange. 

Haut, 
sans 
ches,  à 
petit  dé¬ 
colleté  ar¬ 
rondi,  fer 
mé  dans 
dos.  Panta¬ 
lon  à  jam¬ 
bes  évasées 
La  Malle  de 
de,  900  F.  Boucles 
d’oreilles  et  brace¬ 
lets  Cis.  Les  perru¬ 
ques  sont  d’Elrhodes. 
Elles  peuvent  vous 
rendre  service  et  fai¬ 
re  de  vous  "ni  tout 
à  fait  la  même,  ni 
mt  à  fait  une  autre”. 


DU 

CROCHET 

POUR 

RAVIR 


Onduleuses  ,  sinueuses,  les  matières  les  plus  souples  pour  les  soirées  les  plus  mouvementées. 

Idéales  :  La  chenille  et  la  laine.  Ces  robes  vous  suivront  partout,  au  chalet,  à  la  campagne, 
à  la  maison.  Elles  ne  tiennent  pas  plus  de  place  dans  un  sac  de  week-end  que  deux  chandails. 
Leur  petit  air  sans  cérémonie  requiert  une  accessoirisation  gaie.  Page  de  gauche  :  velouté,  un 
long  fourreau  droit  en  chenille  crochetée  rose  shocking.  Sans  manches  et  ras  du  cou:  Jaeger 
chez  Henry  à  la  Pensée:  425  F.  Anneaux  dorés  de  Bijou-Box. Bracelets  de  Maryse  Blanchard  et  Cis. Mu¬ 
les  en  gros-grain  de  Trevi.  Ci-dessous  :  douillette,  une  robe  crochetée  en  mohair  blanc,  vert  et  mar¬ 
ron  à  motifs  "pomme  de  pin”  s’épanouissant  vers  le  bas.  Lil  à  la  Marotte,  550  F.  Boucles  d’oreilles 
Péladan.  Bracelet  de  Maryse  Blanchard.  A  la  cheville,  autre  bracelet  fait  de  médailles  dorées  de  Cis. 
Coiffures  Elrhodes.  Amusez-vous  à  peindre  vos  ongles  clairs  presque  blancs  ou  très  foncés. 


R 


ien  de  plus 
de 

plus  scintil¬ 
lant  déplus 
éblouissant 
que  ces  nouvel¬ 
les  blou  ses,  tou¬ 
tes  en  pastilles 
clignotantes. 

Une  vraie  flam¬ 
bée.  Ci-contre  : 
tunique  courte, 
manches  entièrement 
recouverte  de  pastil¬ 
les  de  Rhodoïd  blanc 
et  noir.  Paco  Raban¬ 
ne,  350  F.  Elle  est 
portée  sur  un  panta¬ 
lon  de  Jean  Gérard  en 
crêpe  "Melba”  Rho- 
dia  blanc  et  noir  de 
Debiesse,  200  F.  Le 
tout  en  vente  chez  Po¬ 
peline.  Ballerines  en 
verni  noir  de  Giusti 
chez  Bally  St-Michel. 
Boucles  d’oreilles  de 
Jacques  Gautier. 
Page  de 
droite: 


Elles  sont  portées 
sur  des  pantalons  de 
Mahr,  en  crêpe  de 
Véron,  180  F  chacun. 
Le  tout  en  vente  au 
Bistrot  Boutique. 
Boucles  d’oreilles  as¬ 
sorties  de  Paco  Ra¬ 
banne.  Escarpins  Cé- 
dric.  Maquillage  Pa¬ 
yot.  Aux  lèvres  :  le 
rouge  à  lèvres  "Dia¬ 
ble  rouge”.  Toutes 
les  coiffures  ont  etc 
créées  par  Elrhodes. 
Voir  adresses  p.155. 


VOGUE 


chaque  chambre  et  d’un  très  amusant  salon  d’hiver  vitré  1900. 
Un  régime  de  sortie.  —  C’est  un  autre  secret  de  la  clinique. 
Vous  en  sortez  avec  tout  un  comportement  différent  en  face 
de  la  nourriture.  Non  seulement  vous  serez  d’autant  plus 
attentive  aux  excès  que  vous  avez  été  habituée  à  vous  nourrir 
rationnellement,  mais  vous  ne  pourrez  plus  absorber  des  calo¬ 
ries  inutiles.  Car  on  vous  aura  établi  un  mode  d’alimentation 
correspondant  à  votre  mode  de  vie.  On  vous  aura  "rééqui¬ 
librée”  définitivement. 

Tous  les  "à-côtés”  comptent.  —  Associés  à  votre  rééqui¬ 
libration  alimentaire,  un  sauna,  une  salle  de  gymnastique, 
des  massages,  douches,  le  "training  autogène”,  etc.  sont  à 
votre  disposition.  Vous  dormirez  beaucoup,  vous  vous  repo¬ 
serez  énormément.  Le  cadre  s’y  prête  :  une  grande  maison 
familiale  au  milieu  de  pelouses  et  de  parterres  de  fleurs. 
Des  chambres  confortables,  ultra-silencieuses,  dont  les  baies 
s’ouvrent  sur  le  jardin,  avec  des  salles  de  bains  ultra-gaies, 
dont  le  plafond  vitré  donne  sur  le  ciel. 

L’aspect  pratique  de  la  question.  —  Distance  de  Paris  :  une 
trentaine  de  kilomètres  sur  la  route  du  Touquet. 

Durée  de  la  cure  :  absolument  variable  selon  les  cas.  Trois 
jours  de  désintoxication  peuvent  être  suffisants  pour  une 
rétention  d’eau  due  à  la  fatigue.  Vous  pouvez  même  ne  vous 
y  rendre  que  pour  y  prendre  vos  repas,  et  continuer  vos 
occupations  professionnelles  à  Paris  si  vous  le  désirez. 

Les  interdits  :  jamais  de  vin,  ni  d’alcool,  ni  de  pain.  Permis  : 
1  litre  d’eau  minérale  par  jour  (non  salée),  2  cafés  et  un 
ou  deux  jus  de  fruits. 

L’observance  :  trois  ou  quatre  repas  par  jour  quasi  équiva¬ 
lents  en  taux  de  protides. 

Le  prix  :  celui  d’une  chambre  avec  pension  dans  un  bon 
hôtel.  La  clinique  est  agréée  :  vous  êtes  remboursée  de 
42  F  par  jour.  Ecrire  à  Vogue  pour  toute  précision. 
Absolument  tous  les  problèmes  de  régimes  peuvent  y  être 
traités.  Examens  de  laboratoires,  dosages,  analyses.  Les  cas 
les  plus  difficiles  —  médicalement  parlant,  c’est-à-dire  diabète, 
sucre,  etc.  ou  suites  d’opérations  chirurgicales  de  l’appareil 
digestif  —  comme  les  cas  plus  simples,  relevant  d’un  besoin 
de  désintoxication  par  exemple,  sont  considérés.  De  toutes 
façons,  une  vraie  cure  de  santé,  dont  vous  sortirez  amincie 
et  bronzée,  méconnaissable. 

il 

faut 

manger 

pour 

maigrir 


BULLETIN  BEAUTE 


79 


4 

stars 

beauté 

secrets 


Captivante  :  Eisa  Martinel!  i,  c.i-dcjkus,  I  hante,  éclatante.  Et 
tellement  de  notre  époque.  Elle  tourne  "  Diabolik"  à  \ew  York 
avec  une  multitude  de  robes  d'Yves  Saint  Laurent.  "Je  l'aime, 
dit-elle  en  riant,  parce  qu'il  est  d'avant-garde  sans  exagéra¬ 
tion'*.  De  lui,  cette  robe-bijou  en  crêpe,  à  manches  rebrodées 
d'argent.  Songeuse,  .Mme  Alain  Delon,  à  droite.  Curieuse, 
acheteuse,  collectionneuse  (de  lions  :  c'est  son  signe),  elle 
Ressaie  tout.  Comme  Eisa,  elle  est  ici  maquillée  par  Carita. 


Irrésistible  Jane  Fonda  :  pas  de  bijoux,  pas  d’alliance,  pas 
de  rouge  à  lèvres.  Rien  sur  les  ongles,  rien  sur  la  peau. 
Appétissante  en  diable.  Juste  un  soupçon  de  crème  "Puff” 
de  Max  Factor  le  matin.  Rien,  sauf  un  mélange  inimitable  de 
la  tête  froide  d’une  petite  fille  précoce  et  de  la  féminité 
soumise  d’une  amoureuse.  Un  régime?  "Bien  sûr!  Je  ne 
mange  ni  gâteaux,  ni  glaces,  ni  pain.  Mais  beaucoup  de 
pamplemousses.”  Elle  travaille  beaucoup.  Mme  Vadim  tourne 
sous  la  direction  de  son  mari  "La  Curée”,  un  film  tiré  du 
roman  d’Emile  Zola  et  s’apprête  à  devenir  au  printemps 
"Barbarella”  l’héroïne  des  bandes  dessinées  de  Jean-Claude 
Forest.  Elle  meuble  ses  maisons,  sa  ferme  :  "en  rustique 
provençal...  Je  suis  si  contente  d’avoir  trouvé  un  petit  hôtel 
particulier  dans  le  17e,  tout  meublé  à  mon  goût,  car  j’ai 
vendu  avant  de  venir  en  France  mon  appartement  de  New 
York.  J’attache  beaucoup  d’importance  aux  endroits  où  je 
vis”...  "Je  cherche  des  robes  du  soir  longues,  très  habillées, 
mais  je  n’aime  pas  beaucoup  assister  à  des  collections...  Je 
préfère  courir  les  antiquaires.”  Ses  perruques  sont  de  Carita, 
ses  faux  cils  aussi.  Elle  les  pose  elle-même  pour  la  photo 
tout  en  bavardant  avec  une  spontanéité  et  une  gentillesse 
sans  aucun  apprêt.  Se  faire  les  yeux  l’amuse.  Comme  cela 
vous  amusera  vous-même  lorsque  vous  aurez  réalisé  que 
les  faux  cils,  c’est  la  joie  de  vivre,  maintenant.  Jamais  vos 
yeux  n’auront  été  aussi  beaux,  aussi  veloutés,  aussi  naturelle¬ 
ment  soyeux,  mousseux,  que  ceux  d’Eve  au  Paradis  Terres¬ 
tre.  Vous  n’aviez  pas  encore  osé?  C’est  que  vous  gardiez  un 
mauvais  souvenir  des  trop  noirs  et  trop  visibles  faux  cils  en 
vente  il  y  a  quelques  années.  Tout  est  changé.  Ils  sont  main¬ 
tenant  si  "vrais”,  si  subtils,  qu’il  vous  est  sûrement  arrivé 
de  vous  demander  un  soir  en  regardant  les  yeux  de  votre 
voisine  de  table  :  "A-t-elle  des  faux  cils,  oui  ou  non?”  Vous 
aimez  essayer  une  nouvelle  recette  de  cuisine?  Apprendre  à 
jouer  à  un  nouveau  jeu?  C’est  la  même  chose.  Ayez  l’astuce, 
la  patience  et  un  peu  d’habileté,  et  vous  aurez  l’avantage  sur 
toutes  les  autres  d’être  la  première  à  savoir  faire  vite.  Vous 
trouverez  dans  le  prochain  numéro  un  guide  complet  et 
pratique  de  tous  les  faux  cils  existants.  Sachez  ceci  :  avant 
tout,  la  qualité.  Les  plus  extraordinaires  sont  faits  à  partir 
de  cheveux  extrêmement  fins,  comme  de  la  soie,  fixés  à  la 
main  sur  une  bande  ultra-souple  qui  ne  pèse  rien.  Les  cils 

une 

beauté 

enfant 

blonde 


de  vison  sont  plus  brillants  (ce  sont  ceux  que  les  mannequins 
préfèrent  pour  les  photos),  ils  sont  aussi  en  général  plus 
épais,  donc  un  peu  plus  lourds.  Attention  à  leur  couleur.  La 
plus  flatteuse  :  n’importe  quelle  teinte  sauf  le  noir.  On  le 
garde  pour  le  soir.  Du  gris  foncé,  comme  Eisa  Martinelli,  ou 
du  brun,  ou  du  bleu  marine  comme  Mme  Delon.  Prenez  du 
temps  pour  décider,  presque  autant  que  pour  votre  premier 
collier  de  perles.  Ne  choisissez  pas  un  soir  d’énervement  et 
de  hâte  pour  les  poser  vous-même  pour  la  première  fois.  Allez 
dans  un  Institut.  Le  jour  où  vous  aurez  le  temps,  placez  un 
miroir  sur  la  table  et  regardez  vers  le  bas.  Vos  mains  sont 
libres.  Mais  ne  prenez  pas  les  faux  cils  avec  vos  doigts.  Avec 
des  pinces.  Ils  sont  si  délicats  !  N’oubliez  pas  :  il  faut  les  cou¬ 
per  différemment  pour  l’œil  droit  et  pour  l’œil  gauche.  Bien¬ 
tôt  vous  y  serez  tellement  habituée  que  c’est  tout  juste  si 
vous  ne  vous  endormirez  pas  en  oubliant  de  les  enlever... 
Si  vous  êtes  en  grande  forme  un  soir,  et  en  veine  d’inno¬ 
vation,  brossez  vrais  cils  et  faux  cils  ensemble,  et,  juste  à  la 
pointe,  un  peu  de  poudre  d’or.  L' avant-garde,  c’est  tout  ce 
qui  brille.  La  grande  nouveauté  de  l’année  :  les  touches 
légères,  nacrées,  argentées,  les  "blush  on”  givrés,  glacés,  les 
ongles  d’un  blanc  irisé  (voyez  notre  couverture),  les  rouges  à 
lèvres  super-brillants.  Le  vif-argent  de  notre  numéro  de 
novembre  est  contagieux.  Mais  tout  est  dans  la  façon  d’accro¬ 
cher  la  lumière.  Dernier  conseil,  inattendu  !  Pourtant  c’est 
celui  des  stars  de  ces  pages  :  rien  n’est  pire  qu’une  femme 
qui  cherche  l’ombre  sous  prétexte  d’yeux  cernés,  de  traits 
tirés.  La  lumière  "gomme”  les  rides.  Avancez  la  tête  haute. 
Evidemment,  dormez  suffisamment  !  Et  faites  tout  pour  être 
heureuse.  Vous  aurez  moins  besoin  de  toutes  ces  "choses” 
dans  des  flacons  et  dans  des  pots.  Mais  n’ayez  pas  peur  de 
la  lumière.  Même  artificielle.  Vous  serez  plus  gaie  dans 
une  soirée  si  vous  osez  affronter  les  lumières.  A  une  con¬ 
dition  :  ne  pas  trop  vous  couvrir  la  peau.  Il  y  a  une  façon 
de  "découvrir”  votre  visage  en  vous  maquillant,  de  mettre 
le  minimum  de  make-up  après  beaucoup  d’essais  prépara¬ 
toires.  Servez-vous  d’une  petite  éponge  très  lisse  et  humide 
pour  mettre  un  hydratant  sous  votre  poudre.  Trois  touches 
brillantes  au  dernier  moment  :  l’arcade  sourcillière  nacrée, 
les  cils  satinés,  le  rouge  à  lèvres  ultra-lustré.  Et  l’on  se 
retournera  sur  vous  quand  vous  traverserez  la  lumière. 


Délicieuse,  féminine,  Jane  Fonda,  ci-contre,  rose  et  nacrée  comme  un  Renoir.  Blouse  à  sequins,  Guy  Laroche.  Longs  che¬ 
veux  soyeux,  Carita.  Nez  ravissant  poudré  par  Max  Factor.  Belles  dents...  et  nouveau  parfum  "Fidji”  de  Guy  Laroche. 


des 
rires 
et  des 


jeux 


BRTOtER 


photographie 
ses  amis 
les  enfants 


3.  gauche,  Héloïse,  trois  ans,  fille  du  comte  et  de  la  comtesse  Jean  d’Ormesson,  née  Françoise  Béghin.  Ci-dessus,  Dimitri  et  Michel, 
sept  ans,  avec  Serge  et  Hélène,  trois  ans,  les  quatre  jumeaux  du  prince  et  de  la  princesse  Alexandre  de  Yougoslavie,  née  princesse  de  Savoie. 


DÉCEMBRE  1965 


LE 

BESTIAIRE 

DE 

NOËL 


Fabuleux,  couverts  de  perles  ou  de  turquoises,  animaux-bijoux,  animaux-symboles,  animaux- 
surprises  :  Paris  regorge  d’animaux  fantastiques.  Pour  l’utile  ou  l’inutile,  pour  le  rêve  ou 
la  passion  d’un  collectionneur...  Pour  qu’ils  restent  le  souvenir  de  cette  année.  Ci-dessus, 
un  bélier  d’or  à  tête  d’émail,  frisé  de  perles  fines.  Boivin.  Page  de  droite ,  la  chouette  ailée 
en  vermeil  a  des  yeux  de  lapis-lazuli.  Boutique  Christian  Dior.  "La  grenouille  et  le  petit 
lapin”,  fable  de  Marina  et  Boucheron.  Le  rhinocéros  doré  piqué  de  turquoises  vient  du 
Népal.  Jansen.  "Un  hibou  tenait  en  son  bec  une  souris...”  Moutardier  d’argent  de  Marina. 
La  tortue  est  une  sonnette  en  argent  massif.  Jansy.  Le  caïman  pince-papiers  de  la  Boutique 
Roger  et  Gallet  mord  un  long  pendant  d’oreilles  brillant  poire  et  brillants  navette  de  Mau- 
boussin.  "Il  était  une  fois  un  crocodile...”  en  or,  brillants  et  chrysoprases,  de  la  Boutique 
Christian  Dior,  poursuivant  un  oiseau-pelote  à  dos  de  velours  de  la  boutique  Roger  et  Gallet. 


92 


Avec  les  pantalons,  les  mules  s’affirment.  Elles  restent  légères,  en  verni,  en  velours,  en  fourrure.  Mais  elles 
air  bottier  :  presque  des  chaussures.  Sobres.  Géométriques.  Solides.  Page  de  gauche,  en  haut  :  une  mule-cycliste  en 
talon  bas  est  retenu  par  une  bride.  Dessinée  par  Karl  Lagerfeld.  Charles  Jourdan,  5,  bd  de  la  Madeleine,  119  F.  En  l 


mule-arlequin  noire  et  blanche  en  veau  mort-né.  Contrastant  :  un  nœud  chapelier.  Roger  Vivier 
Page  de  droite  :  une  mule-équerre  en  verni  noir  et  chevreau  blanc,  à  talon  de  3  cm.  Trevi,  en 
Honoré,  54  F.  Pantalon  en  shantung  noir  (Rhodia  et  Fibranne  deDebiesse).  Jean  Gérard,  en  vente  è 


sur  mesures,  900  F. 
vente  chez  Elyse  et 
i  La  Bergerie,  189  F. 


VOGUE 


à 

pantalons 

mules 

insolites 

Page  de  gauche  :  une  mule-cancan  en  satin-velours  vert  émeraude  à  pouf  de  plumes  d’autruche.  Talon  de  4  cm.  Christian  Dior 
sur  mesures,  350  F.  Ci-dessus  :  une  mule-babouche  en  velours  rose.  Sur  l’empeigne,  un  nœud  de  mousseline  créponnée  ton  sur 
ton.  Talon  de  3  cm.  Trevi  en  vente  chez  Pol.  44,50  F.  Ample  pantalon  en  soie  satinée.  La  Malle  de  l’Inde.  500  F  environ. 


97 


VOGUE 


ÉPAULES  NUES,  BRODERIES  NACRÉES,  COULEURS  GIVRÉES 


4  ROBES 


Un  nœud  semble  retenir  toute  la  robe.  Jeanne 
Lanvin,  à  gauche.  Crêpe  pure  soie  d’Abraham 
brodé  au  décolleté  de  perles  fantaisie,  strass 
et  argent  par  Mesrine.  Pointe  assorde  pour  les 
frileuses.  Faux  cils  en  vison  noir  d’Helena 
Rubinstein.  Dans  les  creux  du  bras,  un  nuage 
d’“Eau  d’Arpège”  en  Vapospray  de  Lanvin. 


Un  boléro  en  dentelle  de  Brivet  rebrodé  par 
Lesage  couvre  le  corsage  de  mousseline  drapée. 
Jean  Patou,  ci-dessus.  Dentelle  de  Calais,  par¬ 
semée  de  Pierres  de  Bohême  et  de  minuscules 
plumes.  La  jupe  est  toute  recouverte  de  den¬ 
telle  simple.  De  Jean  Patou  aussi,  la  poudre 
“Pêche”  ultra-fine,  et  la  senteur  “Câline”. 


99 


Longue  chemise  rebrodée  et  ceinturée  de  satin. 
Christian  Dior,  ci-dessous.  Organza  de  Bian- 
chini-Férier,  parsemé  de  pierreries  de  cristal 
par  Lanel.  Les  bijoux  assortis,  en  strass  rose 
et  blanc;  les  escarpins  de  satin;  le  rouge  à 
lèvres  “Ultra-Dior”  n°  63  et  l’ultime  pulvéri¬ 
sation  de  “Diorissimo”,  existant  maintenant 
en  atomiseur  :  tout  est  signé  Christian  Dior. 


Long  fourreau  décolleté  arrondi  dans  le  dos. 
Castillo,  page  de  droite.  Manches  trois  quarts. 
Taille  glissante.  Crêpe  pure  soie  de  Staron 
rebrodé  de  pampilles  en  Pierres  Taillées  du 
Tyrol  par  Vermont.  Maquillage  du  soir  rose 
irisé  “Brilliance”  d’Elizabeth  Arden,  ainsi  que 
le  parfum  “longue  durée”  pour  une  nuit  en¬ 
tière  “Mémoire  Chérie”.  Coiffures  Elrhodes. 


MANCHES  LONGUES,  BRODERIES  IRISÉES,  TEINTES  PASTEL 


100 


Ninette  Lyon  est  allée  fouiller  Moscou  à  la  recherche  de  nouvelles  recettes.  Elle  est  revenue  émerveillée.  "Les  célébrités  moscovites  du  monde  des  arts  I 
en  savent  aussi  long,  dit-elle,  que  le  plus  gourmand  des  Parisiens..."  Mais  avec  Maïa  Plissetskaya  le  dialogue  culinaire  s'est  établi  assez  diffici- 1 
1  f  1  T  i  lement.  La  plus  célèbre  ballerine  de  notre  temps  a  éclaté  de  rire  à  toutes  les  questions  de  Ninette  Lyon.  Alors  elles  ont  parlé  de\ 
1V.I/ vL'V  cuisine  mais  aussi  de  danse  et  de  voyage.  Ci-contre  :  photographiée  par  Cecil  Beaton,  Maïa  Plissetskaya  à  sa  table  de  maquillage. 

PLISSETSKAYA 


Les  femmes-huissiers  en  gris,  sanglées  dans  des  tailleurs  stricts  nous 
installent,  mon  interprète  et  moi.  Ceci  se  passe  à  Moscou,  dans  un  petit 
salon  attenant  à  la  plus  belle  loge  du  Bolchoï.  Les  fauteuils  de  velours  rouge 
ont  été  recouverts  de  grosses  housses  blanches  sous  lesquelles  apparaissent 
quatre  petits  pieds  dorés.  On  dirait  des  fantômes  en  souliers  du  soir...  Maïa 
Plissetskaya  sort  d’une  répétition.  A  la  diable...  Ses  belles,  ses  longues  jambes 
disparaissent  sous  d’épaisses  jambières  en  laine  noire  et  elle  a  enfilé  un  pei¬ 
gnoir  sur  son  maillot,  un  de  ces  peignoirs  comme  les  ballerines  en  ont  le 
secret.  "Vous  venez  de  Paris  pour  me  parler  cuisine?  C’est  de  la  folie  furieuse! 
On  ne  parle  pas  cuisine  à  une  danseuse!  Vous  savez  ce  que  disait  la  Spessiv- 
tzeva?”  Je  fais  non  de  la  tête.  "Vous  savez  qui  elle  était?”  Très,  très  vite  je 
lui  fais  signe  que  oui.  "Une  grande  artiste.  La  partenaire  de  Nijinsky.  Elle 
disait  qu’un  repas  de  ballerine  ne  devait  comporter  qu’un  jaune  d’œuf  et  deux 
pétales  de  rose.”  Je  la  regarde,  éberluée.  "Non,  ne  vous  inquiétez  pas.  J’adore 
me  moquer  de  moi-même.  Et  je  ne  me  nourris  pas  de  pétales.  Quand  je  suis 
au  Caucase  devant  un  plat  traditionnel  de  la  région,  un  de  ces  plats  très  épicés 
garnis  de  poivrons  ou  bien  un  plat  en  sauce,  je  m’en  donne  à  cœur  joie.  Mais 
je  sais  que  le  lendemain  je  n’aurai  droit  à  rien...  Sijou  ne  jramchy...  La  diète 
quoi.”  Il  me  faut  attaquer  sans  lui  laisser  le  temps  de  respirer.  Elle  a  dit 
"sauce”.  Je  demande  :  laquelle?  Après  tout,  je  suis  là  pour  lui  arracher  une 
recette.  Est-ce  une  sauce  géorgienne?  "Oui,  oui,  oui.  Satsivi  aux  noix.  Sauce 
très,  très  bonne.”  Cette  recette,  me  la  donnera-t-elle?  Nouveau  oui,  oui,  oui. 
Pourquoi  pas?  Avec  plaisir.  C’est  sa  recette  préférée.  Et  qu’aime-t-elle  encore. 
"Des  choses  simples  mais  savoureuses.  Comme  le  potage  aux  arbres  ;  ça  c’est 
vraiment  bon.”  C’est  bien  ce  que  je  pensais  :  il  y  a  erreur.  L’interprète,  dont 
les  connaissances  culinaires  sont  terriblement  limitées,  bafouille.  Il  ne  s’agit 
pas  d’un  potage  aux  arbres  mais  d’un  potage  aux  herbes.  Nouvelle  attaque 
brusquée.  Des  herbes?  Quelles  herbes?  Au  vol  je  reconnais  le  mot  "petrouch- 
ka".  S’agit-il  d’un  potage  au  persil?  Non,  non,  non.  Alors  j’ai  mal  compris. 
Il  s’agit  d’un  potage  aux  fines  herbes.  Bon.  J’enchaîne.  Le  goût  en  cuisine 
c’est  autant  ce  que  l’on  aime  que  ce  que  l’on  déteste.  "Quel  est  le  plat  que  vous 
détestez?”.  Ici,  pas  la  moindre  hésitation:  " Molochnaya  lapcha",  dit-elle  d’un 
trait.  L’interprète  met  son  grain  de  sel  :  "Soupe  au  lait  avec  vermicelle... 
Cuisine  internationale  pour  enfants”.  Il  semble  que  cette  soupe  ait  été  servie 
si  souvent  à  Maïa  petite  fille,  que  le  seul  fait  de  prononcer  " Molochnaya 
lapcha ”  lui  donne  la  nausée.  D’ailleurs  elle  en  a  assez  de  cette  conversation. 
"Paris!  Paris!”  Vous  habitez  Paris!  Moi  j’adore  Paris.  Un  vrai  coup  de  foudre. 
Ce  n’est  pas  original.  Tous  les  Russes  vous  parleront  de  Paris,  du  Louvre, 
du  Musée  d’Art  Moderne,  du  Musée  Rodin.  Ah!  et  Dior!  Ah  ça!  Dior,  Dior! 
Hélas!  pas  eu  le  temps.  Ballet  vous  savez.  Et  j’avais  un  de  ces  tracs...  Je  dési¬ 
rais  tellement  que  le  public  m’aime.  Jamais  je  n’ai  eu  un  trac  pareil.  Jamais 


de  ma  vie.  L’Italie  aussi  est  un  pays  qui  m’a  plu  terriblement.  En  entrant  à  | 
Saint-Pierre  de  Rome  j’ai  compris  pourquoi  tous  les  Italiens  avaient  la  foi. 
En  Amérique,  j’ai  été  frappée  par  les  commodités  de  la  vie.  Mais  New  York  I 
m’a  effrayée.  Si  j’y  retourne,  je  m’habituerai  peut-être  aux  gratte-ciel.  Mais  I 
ce  n’est  pas  certain.  Et  puis  il  y  a  là-bas  un  photographe  qui  m’est  resté  s 
l’estomac.  Il  a  fait  de  moi  plus  de  500  photos  et  ne  m’en  a  jamais  envoj 
Rien,  rien,  rien  reçu.  Tout  ça  pour  n’en  publier  qu’une.”  (Entre  nous,  je  s: 
qu’il  s’agit  d’un  photographe  dont  le  nom  commence  par  A.,  qui  travaille  I 
pour  un  magazine  dont  les  initiales  sont  H.  B.  Mais  j’ai  promis  à  Maïa  de  ne  | 
pas  le  nommer.)  Elle  a  l’air  très  fâchée.  Histoire  de  lui  changer  les  idées,  n 
parlons  de  ses  ballets  préférés  :  Don  Quichotte...  Le  Lac  des  Cygnes...  La  Belle  | 
au  Bois  Dormant...  Raymonda.  Elle  s’amuse  enfin.  J’en  profite  pour  oser  une 
question  personnelle  (du  moins  ce  qu’en  U.R.S.S.  on  considère  comme  telle). 
"Quel  rôle  préférez-vous  dans  la  vie?  Celui  d’artiste?  De  femme?  D’épouse?” 
Léger  flottement.  Elle  n’a  pas  saisi  le  sens  de  ma  question.  "Je  suis  tout  sauf  I 
une  mère”  dit-elle  de  cette  même  voix  ferme  par  laquelle  tout  à  l’heure  elle  I 
repoussa  l’éventualité  d’une  soupe  au  lait.  Et  elle  répète  "Tout  sauf  i 
mère.”  Je  dis  :  "Même  envers  votre  mari?”.  Idée  de  génie.  Elle  rit  aux  éclats.  I 
"C’est  plutôt  mon  mari  qui  serait  ma  mère.  Avec  les  danseuses  c’est  toujours  I 
comme  ça...  Rodion  Chedrin,  compositeur,  a  tellement  fait  pour  moi!  Beau-  | 
coup  plus  qu’on  ne  pourrait  imaginer.  Tout  ce  qu’il  compose  m’est  dédié...”. 
La  partie  est  gagnée.  Nous  parlons  de  San  Francisco  où  il  y  a  un  petit  restau-  I 
rant  épatant  "Sur  le  Wharf  vous  savez?  Spécialités  de  fruits  de  mer”;  n 
parlons  du  film  sur  la  danse  où  elle  a  tenu  douze  rôles;  nous  parlons  du  jour  I 
où  elle  a  mangé  pour  la  première  fois  des  grenouilles,  c’était  au  Canada.  | 
"Les  batraciens  de  ce  pays-là  sont  gigantesques,  7  à  8  cm  de  long”;  nou 
parlons  de  la  fureur  d’un  des  danseurs  de  la  troupe  lorsqu’il  a  compris  c 
qu’il  mangeait.  Ce  danseur  c’était  Shamil  Aygudin,  un  tartare  donc  un  musul¬ 
man.  "Il  a  dit  que  si  le  porc  lui  était  interdit,  sûrement  que  les  grenouilles  I 
lui  étaient  interdites  aussi  et  il  s’est  levé  de  table  en  proie  à  une  violente  I 
colère”;  nous  parlons  de  la  longévité  de  l’homme  et  plus  particulièrement  des  I 
Caucasiens.  Plissetskaya  est  tout  feu,  tout  flamme.  La  longévité  des  Cauca-  I 
siens  cela  la  passionne.  Moi  aussi  du  reste.  "Ces  gens-là  vivent  dans  la  monta-  I 
gne,  mangent  du  mouton,  boivent  du  vin,  ne  pensent  pas  à  l’argent  et  vivent  | 
jusqu’à  cent  ans.  Un  jour  on  a  demandé  à  l’un  d’eux  —  "Comment  cela  se  pas¬ 
sait-il  au  Caucase  il  y  a  un  siècle?”  Mam  Cirkout  avait  156  ans.  Il  répondit  : 
"La  montagne  est  la  même  et  je  plante  toujours  du  maïs”.  Et  Maïa  ajoute  d’une 
voix  songeuse  :  On  dit  qu’il  y  a  là-bas  un  groupe  de  danseurs  qui  sont  tous 
centenaires.  Des  danseurs,  vous  vous  rendez  compte...  Centenaires.  Ah!  si  je  | 
pouvais  danser,  moi  aussi,  jusqu’à  IVi  I  \  I  I1'  I  ’  17’  T  \/  \Y 

150ans .. A”  Voir  la  recette  page  156.  _l\l  /NI  ^1  JL  .IJ  I  jJL\  /  \ 


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Libre,  sans  racines,  le  château  du  Champ  de  Bataille  apparaît  soudain  au  tournant  d’une  clairière.  Il  doit  son  nom  à  un  combat  que  se 
livrèrent  en  935  le  comte  de  Cotentin  et  Bernard  le  Danois,  lointain  ancêtre  de  l’actuel  propriétaire,  le  duc  d’Harcourt.  En  1686, 
Alexandre  de  Créqui  édifia  cette  demeure.  Par  mariage,  le  château  passa  aux  mains  de  la  famille  d’Harcourt,  en  sortit  en  1810,  y 
revint  en  1903,  en  sortit  à  nouveau  en  1936  et  fut  enfin  acquis  en  1947  par  François  d’Harcourt,  qui  put  le  restaurer  grâce  aux  dommages  de 
guerre  qu’il  reçut  pour  son  château  de  Thury-Harcourt  brûlé  par  les  nazis.  Avec  la  duchesse,  il  a  ressuscité  les  splendeurs  du  Champ  de  Bataille. 
Nos  photos  :  cerfs,  daims  et  biches  paissent  au  pied  des  murs  en  pierre  et  brique  rose  qui  cernent  d’immenses  cours.  A  gauche,  la  duchesse 
d’Harcourt  dans  son  jardin  de  fleurs.  A  l’échelle  des  vastes  salons,  elle  compose  des  bouquets.  Ils  ont  plus  d’un  mètre  cinquante  de  haut. 

LA 

DUCHESSE 
D’HARCOURT 
CHEZ 
ET  I E 

Elle  est  jeune,  brune,  Espagnole.  Elle  est  châtelaine  d'un  " rêve  de  pierre ”  en  Normandie. 


DÉCEMBRE  1965 


TOUTE 

EN 

COTES 


Qu’est-ce  qu’elles  ont  toutes  à  se  promener  dans  Paris  ?  Tout  simplement,  elles  sont 
bien  dans  leur  robe.  A  l’aise,  confortables,  elles  ne  la  quittent  pas  jusque  tard  dans 
la  soirée.  Elles  flânent,  prennent  un  “pot”  au  Drugstore  et  dînent  au  bistrot.  Ci-dessus, 
robe  droite  en  pure  laine  chinée  à  grosses  côtes,  couleur  corail.  Bistrot  duTricot.  199  F. 


110 


COTES 

ET 

FILS  TIRES 


VOGUE 


Ci-dessus,  en  jersey  de  laine  blanche  à  manches  trois  quart.  Contraste  du  corsage  menu 
et  ajusté,  tout  en  larges  côtes,  avec  la  jupe  évasée  de  bandes  ajourées.  V.D.E.  aux 
Galeries  Lafayette,  boutique  “Voilà  Paris”,  250  F.  Boucles  d’oreilles  en  résine 
synthétique  blanche.  Péladan.  Bracelets  de  Jacques  Gautier.  Coiffures  d’Elrhodes. 


lll 


DÉCEMBRE  1965 


MOSAÏQUE 

ET 

JERSEY 


Bandes,  carreaux,  découpes.  Damiers  bleu  roi  et  blanc,  ci-dessus,  pour  ce  fourreau  en 
jersey  de  laine  bleu,  sans  manches,  décolleté  carré,  vu  à  la  Samia  (Exposition  bi¬ 
annuelle  de  Turin  groupant  une  grande  partie  du  Prêt  à  Porter  italien).  Maglificio 
Michelangelo  à  la  Gaminerie,  98,50  F.  Anneaux  Péladan.  Bracelets  Jacques  Gautier. 


112 


JERSEY 

ET 

MANCHES  LONGUES 


i.  Anneau  en  résine  synthétique  noire  de  Péladan  9  F,  chez  Elysées  Store.  2.  Dents 
de  scie  marine  et  grenat  sur  jersey  de  laine  beige  des  Tricots  France.  Pariken,  129  F, 
chez  Prébac.  3.  et  4.  Bordures  marines  aux  manches  et  à  la  jupe  de  cette  robe  en  jersey 
de  laine  rouge  des  Tricots  France.  Pariken,  215  F  chez  Prébac.  Coiffures  Elrhodes. 


DÉCEMBRE  1965 


i.  Empiècement  à  damiers  en  laine  crochetée  pour  une  robe  en  crêpe  pure  laine 
de  Gérondeau.  Clarissia,  390  F  au  Bistrot  Boutique.  2.  Chaussures  Giusti,  69,95  F  chez 
Bally-St-Michel.  3.  Pendentifs  en  émail  bicolore,  135  F  chez  J.  Gautier.  4.  Fin  jersey 
de  laine  :  bouillonné  blanc  et  bandes  noires.  Caria  Ogle,  700  F  chez  Roger  &  Gallet. 


BOUILLONNES 

ET 

DAMIERS 


DAMIERS 

ET 

JUPE  PLISSEE 


Ci-dessus  :  petits  damiers  noirs  et  blancs,  pour  le  haut  en  laine  crochetée.  Manches  lon¬ 
gues.  Encolure  ras  du  cou.  Jupe  plissée  en  crêpe  de  laine  de  Gérondeau,  terminée  par 
une  bande  assortie  au  corsage.  Clarissia  au  Bistrot  Boutique,  390  F.  Boucles  d’oreilles 
Péladan.  Les  coiffures  sont  d’Elrhodes.  Voir  page  155  les  adresses  des  modèles  cités. 


FORTES  TETES 


Qu’est-ce  qu’une  forte  tête?  Une  personne  de  beaucoup  de 
capacité,  dit  le  Larousse.  Ajoutons  :  de  grand  talent. 

Forte  tète  au  théâtre  :  Michel  Lonsdale  (1).  Il  s’est  installé  pour 
longtemps  à  la  Comédie  des  Champs-Elysées,  dans  "Le  mal  de 
Test”,  ce  succès  new-yorkais  dont  Marian  Shaw  (femme 
d’Irwin),  est  la  productrice  à  Paris.  Anglais  par  son  père,  il 
est,  par  sa  mère,  neveu  de  Marcel  Arland.  C’est  son  premier 
rôle  comique.  Ses  goûts  le  portent,  outre  la  peinture,  vers 
Dürrenmatt,  Billetdoux,  Beckett.  Dans  "Zoo  Story”  d’Edward 
Albee,  il  était  ce  petit  bourgeois  racorni  que  Terzieff  exaspé¬ 
rait  jusqu’au  crime.  Ses  atouts  :  un  sourire  de  jeune  premier; 
ne  pas  savoir  ce  que  le  mot  "emploi”  veut  dire  :  il  peut  entrer 
dans  n’importe  quel  rôle  et  s’y  sentir  à  l’aise. 

Forte  tête  :  Alexandre  Iacovleff.  Mort  en  1938,  ce 
peintre  est  aujourd’hui  presque  oublié.  A  partir  du  23  novem¬ 
bre,  il  va  retrouver  et  un  nom  et  une  cote.  La  galerie  Vendôme 
montre  soixante  toiles  et  dessins  de  lui.  Paradoxe  :  il  eut  tant 
de  succès  entre  les  deux  guerres  qu’il  n’eut  jamais  à  se  préoccu¬ 
per  de  trouver  un  marchand  ou  une  galerie.  Reçu  partout, 
comblé  de  dons,  il  eût  pu  réussir  trois  ou  quatre  carrières. 
Sportif,  il  fut  un  pionnier  de  la  pêche  et  de  la  photo  sous- 
marines;  il  traversa  la  Mongolie  à  cheval.  Ethnologue-dessina¬ 
teur,  il  prit  part  aux  expéditions  Citroën,  la  Croisière  Noire, 
et  aussi  la  Croisière  Jaune  avec  le  Père  Teilhard.  Initiateur 
d’engouements  nouveaux,  il  mit  Capri  à  la  mode.  Décorateur, 
on  lui  devait  certaines  fresques  du  défunt  "Normandie”. 
Photographe,  il  exerça  son  talent  au  cours  d’innombrables 
voyages.  Pendant  des  vacances  sur  la  Côte  d’Azur  avec  la 
Pavlova,  il  a  posé  auprès  d’elle  (2). 

Les  tiroirs  de  Jean  Giono  (3)  sont  pleins  de  surprises. 
Depuis  vingt  ans  il  y  dormait  un  roman,  "Les  cavaliers  de 
l’orage”.  On  le  lira  ce  mois-ci.  On  sera  fasciné  par  ces  récits 
épiques  de  deux  frères  montagnards  des  Hautes-Collines  de 
Provence,  plus  forts  que  Goliath,  Samson,  le  Grand  Turc  et 
l’Ogre.  Des  batailles  à  l’échelle  de  l’Iliade  avec  des  matamores 
de  village.  De  folles  chevauchées  dans  la  montagne.  De  l’air 
vif.  On  est  loin  de  Paris  et  des  encombrements.  Giono,  retran¬ 
ché  à  Manosque  dans  le  plaisir~d’écrire,  nous  réserve  pour 


décembre  une  pièce  qui  sera  jouée  à  Sarah-Bernhardt,  "La 
Calèche”.  Les  comédiens  :  Pierre  Vaneck  et  Maria  Mauban. 

Un  roman  de  Robbe-Grillet  pas  trop  intimidant. 
"La  maison  de  rendez-vous”  est  construit  comme  un  ballet. 
Ceux  qui  ont  aimé  Marienbad”,  ses  temps  syncopés,  son 
romantisme  glacé,  ses  pavanes  pour  fantômes  chanellisant, 
se  retrouveront  sans  peine  dans  un  univers  d’où  la  logique  est 
exclue.  Ils  s’engageront  avec  délectation  dans  un  labyrinthe 
de  phrases  délicatement  sculptées,  peuplé  de  jeunes  Eura¬ 
siennes  moulées  dans  leur  fourreau  de  soie  noire,  tenant  en 
laisse  de  grands  chiens  noirs  au  poil  luisant.  Cela  se  passe  à 
Hong-kong,  paraît-il.  L’auteur  s’amuse  avec  un  kaléidoscope 
d’images  exotiques.  Il  faut  jouer  avec  lui.  Glissée  dans  le  livre 
par  l’éditeur  Jérôme  Lindon,  une  carte  imprimée  aligne  seize 
opinions  possibles:  "C’est  génial.  C’est  très  bien  fait.  Cela  ne 
vaut  pas  Balzac.  Cela  ne  vaut  pas  James  Bond.  C’est  plein  de 
poncifs.  C’est  malsain.  Cette  publication  est  un  scandale, 
etc.”  Mettre  une  croix  dans  la  case  correspondante,  et  poster 
aux  éditions  de  Minuit.  Alain  Robbe-Grillet,  ici  photographié* 
avec  sa  femme  Catherine  (4),  attend,  caustique,  le  résultat  de 
ce  référendum.  Mais  on  vend  par  jour  500  exemplai  res  du  livre. 

La  race  des  très  bons  valets  de  comédie  est  si  rare 
qu’Angelo  Bardi  (5),  30  ans,  n’a  jamais  le  temps  de  souffler. 
Il  était  valet  alsacien  dans  "Le  plus  heureux  des  trois”  de 
Labiche,  en  novembre.  Il  est  valet  de  chambre-maître  d’hôtel 
dans  "Pepsie”  au  Daunou  en  décembre.  Sa  carrière  théâtrale 
se  déroule  à  l’office  ou  à  1a  ferme.  Toscan  de  Carrare  par  son 
père,  Belge  par  sa  mère,  il  peut  prendre  l’accent  patois  en 
plusieurs  tangues  y  compris  l’arabe.  Il  a  joué  Marivaux  au 
T. N. P.  et  les  grands  succès  de  Jacques  Fabbri,  "La  grande 


oreille”  entre  autres.  Son  talent  est  d’une  remarquable  finesse. 
C’est  un  comique  tout  rond  comme  sa  personne.  On  aimerait 
qu’il  rencontre  1a  dernière  de  nos  fortes  têtes... 

...le  metteur  en  scène  Gérard  Vergez  (6),  blond  aux 
yeux  clairs  mais  natif  du  Midi,  qui  fait  chaque  soir  des  étincelles 
dans  une  comédie  napolitaine  signée  de  deux  noms  improba¬ 
bles,  Scarnicci  et  Tarabusi,  "Caviar  ou  lentilles”  solidement 
installé  au  Théâtre  Michel  pour  au  moins  deux  ans.  Il  n’a 
pas  trente  ans,  et  cela  se  voit  :  les  gags  succèdent  aux  poursuites, 
les  quiproquos  s’enchaînent,  les  morts  sont  très  peu  morts,  les 
vivants  s’agitent  comme  des  Napolitains,  ta  salle  est  pliée  en 
deux,  ta  caisse  pleine.  Hier  inconnu,  Vergez  refuse  aujour¬ 
d’hui  quinze  propositions  de  mises  en  scène.  Projets  immédiats  : 
présenter  "Henri  IV”  de  Shakespeare,  adapté  par  lui,  et  une 
comédie  lyrique",  La  nuit  de  Lysistrata”,  dont  il  a  écrit  le  livret. 


outiques 

italiennes 

\ 

a 

l’heure 

du 

farniente 


Nulle  part  ailleurs  qu’en  Italie  on  ne 
trouve  des  tenues  pour  rester  "at 
home”  aussi  divertissantes,  aussi  pra¬ 
tiques,  aussi  séduisantes.  Une  mode 
que  les  hommes  adorent.  A  gauche  : 
Dona  Salvaggia  Borromeo  d’Adda,  19 
ans,  fille  du  comte  et  de  la  comtesse 
Manolo  Borromeo  d’Adda.  Elle  est 
chaussée  d’argent  par  Varese  et  ha¬ 
billée  d’un  pyjama  de  Krizia.  Milan. 
Jersey  de  soie  blanc  de  Terragni,  a 
incrustation  de  lamé  argent  (Slam) 


— 


comme  le  pantalon.  Ci-dessous  :  Dona 
Allegra  Caracciolo,  20  ans,  fille  de 
Don  Adolfo  et  Dona  Anna  Caracciolo 
di  Castagneto,  en  caftan  de  Biki .  Milan. 
Lamé  vert,  argent  et  rose  de  Manolo 
Borromeo.  Colliers  et  longs  pendants 
d’oreilles  de  Coppola  et  Toppo.  Toutes 
les  deux  sont  coiffées  par  Giorgio  et 
maquillées  par  Pablo  de  chez  Elizabeth 


te*  \  vistsl* 

*v*»ot*,  \  Y“v5k; 


Arden,  Rome,  et  photographiées  dans 
l’appartement  du  comte  et  de  la  com¬ 
tesse  Crespi,  à  Rome. 


Beaucoup  grâce  à  ses  palais,  mais  grâce  à  ses  tissus  aussi,  seule  l’Italie  pou¬ 
vait  chercher,  créer  et  lancer  ce  style  de  vêtements,  à  la  fois  élégants  et 
désinvoltes,  pour  les  soirées  à  passer  chez  soi.  Mais  c’est  grâce  aux  jeunes 
beautés  d’Italie,  italiennes  ou  non,  qui  l’ont  adopté  avec  tant  de  maestria, 
[u’il  s’est  finalement  imposé...  Ici,  le  Palais  est  celui  de  la  comtesse  Volpi  di  Misurata  à 
tome,  et  la  Belle  est  la  baronne  Fiona  von  Thyssen-Bornemizsa.  Ci-dessous  :  dans  un 
issu  de  Terregni  en  diagonales  turquoises  et  jaunes,  un  pyjama  à  longue  blouse- 
•weater  moulante  et  à  pantalon  étroit.  A  droite  :  en  jersey  d’orlon,  un  pyjama  op’art. 
jrands  carreaux  noirs  et  blancs  pour  le  haut;  une  large  jambe  noire  et  une  large 
ambe  blanche  pour  le  pantalon.  Souliers  assortis  de  Lucarelli.  Bagues  et  boucles 
l’oreilles  de  Petochi.  Maquillages  d’Estée  Lauder  dont  les  produits  viennent  d’être 
ntroduits  en  Italie  et  le  seront  très  bientôt  en  France.  Coiffures  des  Vergottini  de  Milan. 


Les  pyjamas  d’intérieur  de  ces  deux  pages  sont  de  la  Boutique  Irene  Galitzine. 


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■  ii  /V  S)/H 

AU 

CHATEAU 

DE 

CHAMP 

DE 

BATAILLE 

(suite  de  la  page  108). 
un  élément  de  la  décoration.  Des  bouquets... 
d’au  moins  un  mètre  cinquante  de  haut! 
Nous  en  avons  d’un  bout  de  l’année  à 
l’autre,  composés  avec  des  fleurs  de  sai¬ 
son.” 

Amoureux  de  son  château,  le  maître  de 
maison  en  est  l’ordonnateur  minutieux. 
Le  duc  d’Harcourt  compose  les  menus  et 
choisit  les  services  de  table  :  "J’aime 
une  table  élégamment  dressée.  Je  ne 
mets  pas  en  vitrine  le  service  offert  par 
Louis  XVIII  au  peintre  Gérard,  mon  oncle 
par  alliance,  ni  l’argenterie  du  XVIIIe  siècle! 
Ce  sont  les  femmes  du  pays  qui  s’occupent 
de  la  vaisselle.  Et  aussi  notre  personnel  de 
Paris  car  il  nous  suit  au  Champ  de  Bataille, 
lorsque  nous  y  séjournons.  Ce  qui  ne  signi¬ 
fie  pas  que  nous  y  menions  la  "vie  de  ch⬠
teau”!  Cela  n’existe  plus...  A  notre  époque 
on  vit  dans  un  château  aussi  simplement 
que  dans  n’importe  quelle  maison  de  cam¬ 
pagne.  On  y  va  pour  flâner,  lire,  se  pro¬ 
mener.  Heureusement  qu’un  gardien  et 
sa  femme  habitent  Champ  de  Bataille  toute 
l’année.  Ce  gardien  a  l’étoffe  d’un  Prési¬ 
dent  du  Conseil!  Il  s’occupe  de  tout, 
de  l’exploitation  des  bois,  des  bêtes, 
des  meubles,  des  matelas...  Lors  des  visites 
du  château  qui  est  ouvert  au  public,  c’est 
lui  le  guide.  Un  homme  extraordinaire 
n’est-ce  pas,  Thyra?”  "Sans  ces  gardiens, 
Champ  de  Bataille  serait  un  cauchemar! 
dit  la  duchesse.  M’occuper  toute  seule  de 
ces  deux  énormes  bâtiments?  Je  n’y  arri¬ 
verais  jamais!  Heureusement  que  je  n’ai 
qu’à  ouvrir  mes  valises  en  arrivant!” 
Thyra  est  un  prénom  très  danois  pour 
cette  châtelaine  normande  d’origine  espa¬ 
gnole.  Fille  du  marquis  Alfonso  de  Zayas, 
on  la  croirait  à  tort  sévère  ou  lointaine.  La 
châtelaine  aux  yeux  bleus  ne  se  laisse  pas 
impressionner  par  le  haut  passé  du  Champ 
de  Bataille.  Vive,  animée,  c’est  une  médi¬ 
terranéenne  en  Normandie.  Elle  murmure  : 
"  Au  Champ  de  Bataille,  ma  vie  ne 
s’organise  vraiment  que  dans  nos  petits 
appartements  privés.  Tout  y  est  si  harmo¬ 
nieux,  si  confortable...” 

De  ces  appartements,  des  escaliers  étroits 
aboutissent  encore  à  des  entresols  qui,  au 
xvme  siècle,  étaient  occupés  par  le  per¬ 
sonnel,  et  le  sont  encore.  Cabinets  de 
toilette,  chambre  d’atours...  L’époque 
avait  une  conception  très  précise  du  con¬ 


fort.  Du  lit  en  alcôve,  aux  tentures  et  aux 
rideaux  des  fenêtres,  la  chambre  de  la 
duchesse  est  dans  des  teintes  douces  mais 
franches.  Là  aussi,  une  profusion  de  dah¬ 
lias  roses  qu’elle  redresse  à  petits  gestes, 
secs  comme  des  coups  de  bec.  Elle  évoque 
son  enfance  :  "Un  record  de  couvents!  J’y 
ai  passé  quinze  ans...  Dès  l’âge  de  3  ans,  le 
couvent  de  Palma  de  Majorque.  A  14  ans, 
le  couvent  de  Madrid.  Je  m’y  suis  follement 
amusée!  Dans  la  famille,  c’est  la  règle  :  le 
couvent  pour  les  filles,  les  Jésuites  pour  les 
garçons.  Aux  vacances,  je  retrouvais  la 
grande  maison  de  Palma.  Elle  avait  80 
chambres!  Nous  étions  3  filles  et  3  gar¬ 
çons.  Nous  jouions  avec  les  enfants  de 
Georges  Bernanos  :  3  filles  et  3  garçons 
aussi.  Dans  l’immense  enfilade  des  salons, 
nous  faisions  des  choses  abominables  : 
des  courses  de  motos  !  Ma  mère,  la  pauvre, 
dépassée  par  les  événements  ne  réagissait 
même  plus.” 

Et  elle  éclate  de  rire. 

"C’est  en  1947  que  je  suis  venue  en 
France  pour  la  première  fois.  Une  décep¬ 
tion  affreuse!  J’imaginais  la  France,  comme 
tous  les  étrangers  primaires  :  luxe,  élé¬ 
gance...  Quel  choc!  Ces  Parisiennes  en 
chaussettes,  en  chaussures  épaisses.  Et  les 
Grands  Magasins  dont  j’avais  tant  rêvé  : 
vides!  Les  pâtisseries?  Atroces  :  un  chat 
affamé  se  balladait  dans  une  vitrine...  Il 
n’avait  sûrement  pas  été  plus  rationné  que 
moi.  En  Espagne,  à  l’époque  de  la  guerre 
civile,  nous  n’avons  mangé  pendant  un  an 
que  des  figues  sèches!  Nous  en  avons  con¬ 
sommé  600  kg  en  famille...  J’avais  oublié 
le  goût  du  pain.  Pour  le  remplacer  on 
nous  donnait  une  banane  les  jours  de 
grande  fête!” 

Elle  dépose  sur  son  oreiller  une  fleur  que 
ses  manipulations  ont  décapitée  :  "En 
1947,  donc,  je  me  rendais  dans  le  midi 
chez  ma  grand-mère,  la  comtesse  d’Har¬ 
court.  Car  je  suis  française  par  ma  mère. 
Nous  avons,  mon  mari  et  moi,  un  aïeul 
commun  qui  remonte  au  xvme  siècle. 
C’est  en  1948,  après  avoir  passé  mon  bac, 
que  je  revins  en  France.  Pour  de  bon.  Mais 
Paris,  avec  ses  maisons  noires...  Hou!  Je 
ne  les  ai  pas  longtemps  regardées  :  j’ai 
travaillé  tout  de  suite.  Mes  premières 
armes  de  secrétaire,  je  les  ai  faites  chez 
un  monsieur.  Le  pauvre!...  J’ai  épuisé  tout 


son  stock  de  papier  avant  de  réussir  ma 
première  lettre!  Ensuite,  ce  fut  plus  amu¬ 
sant  :  j’entrais  à  l’UNESCO.  Cela  m’a 
permis  de  ne  pas  oublier  l’espagnol!  C’était 
agréable,  l’UNESCO...  malgré  mon  hor¬ 
reur  de  la  discipline  et  du  travail  en  général. 
J’en  sortis  pour  me  marier.  Maintenant,  je 
tiens  le  secrétariat  de  mon  mari  :  ses  af¬ 
faires  du  Maroc,  ses  terres.  C’est  très 
absorbant...  Et  puis,  nous  vivons  toujours 
sur  les  routes!  Sinon,  nous  nous  calfeu¬ 
trons  chez  nous  :  livres,  musique...  de 
vrais  "couche-tôt!”  Nous  ne  sortons  que 
pour  aller  chez  des  amis.  J’ai  horreur 
de  tout  ce  qui  est  sophistiqué.  J’aime 
"le  simple”. 

En  effet,  elle  est  coquette  avec  simplicité. 
Tout  sur  elle  paraît  naturel,  ce  qui  n’exclut 
pas  la  féminité.  Ainsi,  ses  cheveux  savam¬ 
ment  lissés,  son  chignon  merveilleusement 
proportionné.  —  Je  me  coiffe  sous  la  dou¬ 
che!  Il  me  faut  une  sortie  exceptionnelle 
pour  aller  chez  un  coiffeur.  C’est  comme 
pour  la  cuisine.  Je  ne  sacrifierais  pas,  à  la 
préparation  d’un  bon  plat,  une  seule  mi¬ 
nute  de  mon  existence.  Elle  est  pourtant 
admirable,  la  cuisine  française.  J’y  suis 
venue  progressivement.  Il  y  a  un  certain 
"bar  flambé”  au  champagne  et  aux  fines 
herbes,  farci  d’un  soufflé  de  saumon...  Un 
plat  extravagant!  C’est  ma  découverte  la 
plus  extraordinaire  —  et  la  plus  récente! 
de  la  cuisine  française. 

Elle  regarde  sa  fenêtre  perlée  de  pluie  : 
—  J’ai  accepté  la  pluie,  par  amour  de  la 
Normandie.  Ce  pays  m’a  tout  de  suite 
enchantée.  Comme  tous  les  Espagnols,  j’ai 
soif  de  "vert”...  Le  soleil?  Je  vais  le  cher¬ 
cher  en  Espagne  :  trois  semaines  par  an. 
Parfois,  Champ  de  Bataille  m’en  réserve 
la  surprise...  C’est  un  cadeau  très  agréa¬ 
ble,  le  soleil  normand!  Parce  que  j’habite 
la  France  depuis  dix-sept  ans,  en  Espagne 
je  passe  pour  Parisienne!  Dans  les  hôtels, 
on  me  parle  français.  Ici,  je  me  sens  tout  à 
fait  intégrée.  Je  me  suis  habituée  à  tout  : 
au  paysage  et  même  à  la  pluie  du  Champ 
de  Bataille.  Les  pays,  vous  savez,  c’est 
comme  les  gens.  On  s’entend  ou  on  ne 
s’entend  pas.  Certaines  personnes,  je  ne 
comprendrai  jamais  ce  qu’elles  disent! 
Ici,  tout  parle  mon  langage.  Nous  vivons 
sur  la  même  longueur  d’onde,  Champ  de 
Bataille  et  moi...  Mireille  Vincendon. 


122 


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en  elastiss 

c’est  une  création 


HELANCA 


DÉCEMBRE  1965 


Ne  lui  offrez  pas  un  Remington  Lektronic  II  à  Noël 
si  vous  n’êtes  pas  prête  à  affronter  la  concurrence. 


Le  Remington  Lektronic  II 
est  une  arme...  et  une  arme  à 
double  tranchant. 

C’est  d’abord  un  merveilleux 
rasoir  à  batterie  d’accumula¬ 
teurs  rechargeables  c’est-à-dire 
sans  fil. (Plus  de  scènes  mati¬ 
nales  devant  la  prise  de  cou¬ 
rant  occupée  par  votre  fer  à 
friser  ou  votre  sèche  -  cheveux). 
C’est  un  rasoir  avec  un  moteur 
très  puissant,  avec  une  surface 


de  rasage  immense,  avec  des 
rouleaux  réglables  qui  s’ajus¬ 
tent  à  chaque  barbe  et  à  chaque 
peau. 

Mais...  et  ce  mais  est  impor¬ 
tant,  c’est  aussi  un  grand  PLUS 
à  la  séduction  de  l’homme  au¬ 
quel  vous  allez  l’offrir. 

C’est  l’assurance  d’un  visage 
bien  net,  d’une  peau  terrible¬ 
ment  douce,  d’une  allure  mer¬ 
veilleusement  soignée. 


Vous  voulez  vraiment  le  lui 
offrir,  ce  rasoir  ?  Nous  vous 
aurons  pourtant  bien  avertie... 
Après  tout,  vous  avez  raison  : 
la  concurrence  est  l’une  des 
bases  de  notre  société. 

REMINGTON  LEKTRONIC  II 
185  F +  H 


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extra-plate 
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5,  rue  Auber. 
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né  sous  le  signe  du 
lion,  son  emblème, 
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...  en  papier  mâché. 
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220  F,  Janie  Pradier, 
78,  rue  de  Seine. 


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vous  demandez 
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à  un  homme  très  occupé, 

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(ou  d’améthyste,  ou  de 

porphyre...) 

réunira  ses  invitations. 

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brosser,  ranger, 
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VOGUE 


La  montre  possède  ses  grands  couturiers  et  une  mode  bien  à  elle.  Saviez- 
vous  qu’un  salon  se  tient  chaque  automne  à  Genève  qui  lui  est  entière¬ 
ment  consacré?  C’est  l’exposition  "Montres  &  Bijoux”.  Les  fabricants 
suisses  et  leurs  modélistes  y  présentent  une  synthèse  précise  et  raffinée 
de  ce  que  sera  la  montre  de  luxe  dans  les  mois  à  venir  et  en  assurent  par 
là  même  l’incessant  renouvellement. 

Pour  la  24e  fois,  "Montres  &  Bijoux”  s’est  tenu  au  Musée  Rath  de  Genève, 
du  1er  au  24  octobre.  Décoré  avec  les  cinquante-quatre  toiles  constituant 
la  "Passion”  de  Rouault,  ce  salon  était  placé  sous  le  signe  de  l’esthétisme. 
Les  plus  grands  noms  de  l’industrie  suisse  spécialisée  (Oméga,  Vacheron 
&  Constantin,  Rolex,  Jaeger-Le  Coultre,  Bueche-Girod,  Audemars  Pi- 
guet,  Patek  Philippe,  Universal  Genève,  etc.)  y  ont  exposé  une  dizaine 
de  leurs  créations  les  plus  prestigieuses. 

Présidant  à  ce  choix  restreint,  deux  règles  absolues  :  d’une  part  la  ga¬ 
rantie  d’une  nouveauté  irréfutable,  d’autre  part  la  seule  utilisation  de 
métaux  nobles.  Et  l’on  n’est  pas  étonné  de  découvrir  des  montres-bagues 
voisinant  avec  des  montres  en  pendentifs  ou  en  clips,  pour  la  plupart 
ornées  de  pierres  de  couleur.  Ainsi  montre  et  bijou  se  rejoignent  et 
s’allient  pour  ne  plus  former  qu’une  parure. 

Quant  à  la  forme  de  la  montre-bracelet,  il  semble  qu’elle  soit  en  train 
de  dépasser  la  mode  de  la  couture  puisque,  ayant  prôné  depuis  longtemps 
déjà  les  formes  géométriques  qui  font  fureur  aujourd’hui,  elle  s’évertue 
à  allonger  ses  lignes,  à  les  cambrer  et  les  adoucir. 

Mais  les  chefs-d’œuvre  du  modernisme  et  de  l’audace  créatrice,  c’est 
dans  les  soixante-huit  modèles  soumis  au  Prix  de  la  Ville  de  Genève 
qu’il  nous  les  faut  chercher.  Exposées  au  cœur  de  "Montres  &  Bijoux”, 
ces  pièces,  sélectionnées  parmi  963  dessins,  en  forment  la  principale 
attraction. 

Ci-dessus  :  Pièce  lauréate  dans  la  catégorie  horlogerie,  une  montre  Vache¬ 
ron  &  Constantin  créée  par  Mme  Marcelle  Berger.  Elle  est  en  or,  sertie  de 
turquoises  et  de  saphirs  et  entourée  d’une  multitude  de  diamants 
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Si  c’était  au  carré... 

Ce  serait 
des  émeraudes 
de  Cartier. 
Elles  sont  montées 
en  losanges 

en  brillants  navette, 
et  font 
pendants  d’oreilles. 

Si  c’était 
en  plumes, 
ce  serait  une  étole 
en  mousseline 
double 
bordée  d’autruche. 
Etole  blanche  ou  noire, 
et  coiffure- 
postiche, 

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Si  c’était  un  cœur... 

Il  serait 


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aussi  bien  masculin 
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Si  c’était  un  Chine... 

il  viendrait 
de  chez  Changrila. 
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carrée 
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en  Chine 
bleu  et  blanc. 
Au  centre 
un  gobelet  amovible 
où  les  peintres, 

essuyaient 
autrefois 
leurs  pinceaux. 


Si  c’était  en  perles... 

de  culture, 
elles  seraient 
de  Técla. 
Bracelets  perles 
tissées,  ou  torsadées 
de  corail, 
ou  mêlées  d’émeraudes. 
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150 


VOGUE 


VOGUE  ÉCLAT 


Si  c'était  en  agate... 

Ce  serait 
une  coupe 
de  Boucheron, 
bordée  d’une 
cordelière 

Clip  en  fleurs 
et  feuillages  d’or 
serti  de  diamants, 
à  perles  fines 
blanches, 
noires  et 


Si  c’était  du  corail... 

il  serait 
formé 
de  boules 
en  corail  pâle 
appelé 

"peau  d’ange” 

alternées 

avec  des  olives 

torsadées 

en  or  mat 

incrustées 

de  brillants 

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Si  c’était  un  chou... 

il  abriterait 

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de  marbre. 

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de  Noëlla  Riotteau. 


Si  c’était  un  vase... 

il  serait 

en  vermeil  martelé 
à  cabochons 
de  lapis-lazuli 
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dans  les  anses. 
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CANADA.  Les  20  et  21  février  prochains  aura  lieu  à  Ste-Agathe-des- 
Monts  le  grand  Derby  international  des  chiens  de  traîneaux.  Quarante 
attelages  de  chiens  participeront  à  cette  course,  parmi  lesquels  15  magni¬ 
fiques  chiens  "husky  sibériens”  venus  de  l’Alaska  avec  leurs  conducteurs 
"mushers”. 

FRANCE.  Un  petit  bistrot  dans  un  vieux  quartier  de  Paris  :  "Au  Pot 
de  fer”,  12,  rue  du  Pot-de-Fer.  Atmosphère  étudiante.  Couscous  "du 
tonnerre”  (6  F  la  portion).  Retenir  sa  table  à  Kellerman  83-69. 

ECOSSE.  Pour  la  première  fois  au  monde,  une  banque  pçur  "femmes 
seulement”  vient  d’ouvrir  ses  portes  à  Edimbourg.  Dans  cette  succursale 
de  la  "National  Commercial  Bank  of  Scotland”  interdite  aux  hommes  : 
un  bar,  un  salon  de  lecture  et  un  salon  de  beauté  avec  vestiaire  et  tables 
de  maquillage. 

FRANCE.  Le  célèbre  cuisinier  Escoffier  va  avoir  son  musée  à  Villeneuve- 
Loubet  (Alpes-Maritimes).  On  y  dégustera  les  créations  culinaires  qui 
l’ont  rendu  célèbre. 

PORTUGAL.  Connaissez-vous  le  chetny?  C’est  un  condiment  indien  à 
base  de  pili-pili  et  de  citron  ou  de  mangue,  à  servir  en  même  temps  que 
le  ketchup  et  la  moutarde.  A  acheter  à  l’Antiga  Charcutaria  Alema, 
283  rua  do  Ouro,  à  Lisbonne.  Attention  :  ne  pas  forcer  la  dose,  cela  em¬ 
porte  la  bouche! 

FRANCE.  Deux  guides  à  avoir  à  portée  de  la  main  :  si  vous  voyagez  dans 
notre  pays  et  ne  voulez  manquer  aucune  des  splendeurs  inconnues  qui 
parsèment  votre  route  :  le  "Guide  Artistique  de  la  France”,  éditions 
Tisné-Hatier,  prix  48  F.  Auteurs  :  Françoise  Olivier,  Michel  et  Claude 
Gisler.  Si  vous  voulez  faire  du  shopping  et  aller  tout  droit  chez  les  arti¬ 
sans  de  qualité  :  le  "Guide  des  Artisans  et  Créateurs  de  France”,  que 
Gilbert  Dalahaye  vient  de  faire  paraître  chez  Robert  Laffont.  Prix  : 
26,75  F. 

ITALIE.  Nouveau  dans  les  Dolomites  :  le  téléphérique  de  Falgarego- 
Lagaznoi  qui,  dans  la  région  de  Cortina  d’Ampezzo,  est  le  sixième  du 
genre.  Il  monte  470  passagers-heure  en  haut  du  pic  de  Lagaznoi  (3  000  m). 
FRANCE.  Répondant  à  un  questionnaire  uniquement  destiné  aux 
femmes,  à  l’occasion  du  dernier  Salon  International  du  Tourisme  à  la 
Foire  de  Paris,  et  concernant  leurs  vacances,  les  23  417  réponses  enre¬ 
gistrées  font  apparaître  que  13  025  de  celles  qui  avaient  été  interrogées 
pensaient  utiliser,  comme  moyen  de  transport,  leur  voiture,  5  715  le  che¬ 
min  de  fer,  1  371  l’avion,  592  le  bateau;  0,3  %  allaient  en  séjour  dans  leur 
famille,  49  %  avaient  choisi  l’hôtel,  27  %  louaient  un  appartement  meu¬ 
blé,  15  %  campaient,  3,7  %  utilisaient  une  caravane. 

U.S.A.  La  Pan  Am  dispose  depuis  peu  d’un  coordinateur  électronique  qui 
lui  permet  d’offrir  à  ses  clients  un  service  gratuit  de  réservations  d’hôtels 
et  motels  avec  confirmation  immédiate.  Les  réservations  doivent  être 
demandées  sept  jours  avant  la  date  prévue  pour  l’arrivée. 

SUÈDE.  Un  voyage  à  Stockholm  en  vue?  Votre  week-end  bénéficiera 
d’une  nouveauté.  Un  brise-glace  dit  "de  week-end”  vous  emmènera  faire 
du  ski  et  du  patin  à  glace  à  Washolm,  l’une  des  îles  de  l’archipel.  Rensei¬ 
gnements  :  Office  du  Tourisme  Suédois,  125,  Champs-Elysées,  Paris, 
téléphone  ELY  44-30. 

CANNES.  Pour  la  première  fois  cette  année  le  Bal  des  débutantes  aura 
lieu  à  Cannes.  Date  :  le  18  décembre.  Cadre  :  les  Ambassadeurs.  Les 
200  jeunes  beautés  seront  logées  au  Majestic.  Le  17  au  matin  partira  de 
la  gare  de  Lyon  le  train  special-debs  qui  a  été  équipé  de  wagons  à  télé¬ 
phone  intérieur.  Michèle  Ricard,  17  ans  (le  pastis)  est  la  seule  autorisée 
à  monter  dans  le  train  en  cours  de  trajet,  à  Arles.  La  Begum  a  été  pres¬ 
sentie  pour  faire  partie  du  comité  de  patronage. 


152 


VOGUE 


FRANCE.  Un  hôtel-château  de  grand  luxe  ajoute  à  tous  ses  charmes 
—  décor  de  grand  style,  calme,  parc,  cuisine  raffinée,  service  attentif  — 
un  attrait  de  plus  :  la  musique.  Au  château  d’Artigny,  à  Montbazon,  le 
samedi  11  décembre  :  récital  de  piano  de  Bernard  Ringeissen.  Les  samedis 
24  et  31  décembre,  réveillons  avec  l’orchestre  Roger  Etlens.  Prix  des 
places  concert-cocktail  :  18  F.  Concert-cocktail  suivi  du  dîner  :  48  F. 
Réservations  :  36-21-77  à  Montbazon  et  agence  "Semaine  à  Paris”,  225- 
06-92.  C’est  au  château  d’Artigny  que  la  reine-mère  Elizabeth  était  des¬ 
cendue  lorsqu’elle  vint  visiter  les  châteaux  de  la  Loire. 

POLOGNE.  Trois  heures  de  vol  seulement  séparent  Paris  de  Zakopane 
où,  au  pied  des  Tatras,  vous  pourrez  découvrir  les  charmes  des  "kouligs”, 
cavalcades  de  traîneaux  attelés  illuminés.  Sur  les  pentes  :  téléférique, 
funiculaire,  télésièges.  Dans  les  hôtels  :  pension  complète  de  17,50  à 
62  F  par  jour.  Renseignements  :  Obis,  18,  rue  Louis-le-Grand,  Paris, 
téléphone  Opéra  62-26. 


SICILE,  L’ILE  AU  TRÉSOR  (suite  de  la  page  60) 

C’est  au  xvie  siècle  que  Trapani  devint  capitale  de  l’orfèvrerie  coralienne. 
Ses  sculpteurs,  ses  artisans  étaient  connus  de  toutes  les  cours,  de  toutes 
les  maisons  patriciennes  d’Europe.  Cela  ne  date  pas  d’hier...  Encore 
faut-il  préciser  que  ce  qui  lie  la  Sicile  au  corail,  bien  plus  qu’un  intérêt, 
est  un  sentiment,  une  fascination.  Ni  pierre,  ni  fleur,  ni  bête,  le  corail 
est  tout  cela  à  la  fois.  N’est-ce  pas  troublant?  Aussi  entendrez- vous  dire 
que  le  jour  où  Persée  trancha  la  tête  de  Méduse,  du  sang  se  répandit 
sur  le  sable  qui  aussitôt  se  pétrifia.  Ainsi  est  né  le  corail.  Si  le  sang  d’une 
Gorgone  devenu  dentelle,  ornement,  féerie  entre  les  mains  d’humbles 
artisans,  si  cela  vous  intéresse,  si  vous  croyez  à  cette  histoire  de  tête 
coupée,  alors  allez  au  Musée  Pepoli.  Sans  quoi  n’y  allez  pas...  Allez  en 
Turquie,  allez  à  Nice  ou  en  Californie,  allez  partout  plutôt  qu’à  Trapani, 
parce  que  les  gens  qui  ne  croient  pas  aux  légendes  n’ont  vraiment  pas 
leur  chance  en  Sicile.  Edmonde  Charles-Roux. 


Bloc-Notes  Touristique 

Il  y  a  peu  de  très  bons  hôtels  en  Sicile  mais  parmi  les  moins  bons  il  n’en 
est  pas  de  mauvais.  Le  secret  d’un  voyage  réussi?  Savoir  qu’il  y  a  en  Sicile 
des  hôtels  qui  ne  sont  agréables  qu’en  hiver,  d’autres  réservés  à  l’été, 
d’autres  au  printemps. 

Pour  visiter  Trapani.  Une  seule  solution  :  s’installer  sur  les  hauteurs 
de  Erice  dont  le  Jolly  est  le  seul  très,  très  bon,  Jolly  de  Sicile.  Vue  pro¬ 
digieuse.  Cuisine  excellente.  A  recommander  toute  l’année.  Prix  d’une 
chambre  avec  salle  de  bains  et  pension  complète  :  45  F  environ. 

Pour  visiter  Palerme.  Solution  d’hiver  :  Grand  Hôtel  delle  Palme  en 
pleine  ville...  200  chambres  avec  bains  et  douche.  Prix  avec  pension 
complète  :  65  F  environ.  Tél.  215  570.  Autre  solution  d’hiver  pour  tou¬ 
ristes  motorisés  :  l’Hôtel  Villa  Igia  au  milieu  de  ses  jardins.  Prix  spécial 
d’hiver  :  85  F.  Tél.  291  580  (ouvert  toute  l’année).  Solution  de  printemps 
et  d’été  :  le  Splendid  Hôtel  La  Torre  à  Mondello.  Comme  une  forteresse 
plantée  sur  la  mer.  Un  des  meilleurs  hôtels  de  Sicile  et  le  plus  recom¬ 
mandable.  Cuisine,  service,  bains  de  mer  parfaits.  Terrasses  individuelles 
à  toutes  les  chambres.  Ouvert  du  1er  avril  au  31  octobre. 

Pour  visiter  Taormina  et  la  région  de  l'Etna.  Solution  d’hiver  et  de  prin¬ 
temps  :  l’adorable  Hôtel  Timeo  tellement  plus  sympathique  et  plus  gai 
que  le  célèbre  San  Domenico  dont  les  prix  sont  effarants.  Chambres  en 
plein  soleil.  Jardins  merveilleux.  Cuisine  de  premier  ordre.  Vue  inégala¬ 
ble.  Le  Timeo  est  un  lieu  de  séjour  délicieux.  Un  endroit  où  aller  se  repo¬ 
ser  en  hiver. 

Pour  visiter  la  région  de  Syracuse.  Eviter  le  Jolly.  Mal  situé  et  bruyant. 
Une  seule  solution  agréable  :  Grand  Hôtel  Villa  Politi.  Séjour  favori  de 
Winston  Churchill.  Jardins.  Silence.  Soleil.  Vastes  chambres.  Bien 
chauffées  en  hiver.  Cuisine  remarquable.  Chambre  avec  bain  et  pension 
complète  une  personne  :  65  F.  Téléphone  15-66.  Ouvert  toute  l’année. 
Pour  aller  en  Sicile.  Avion  :  Paris- Palerme,  départ  tous  les  jours  d’Orly 
à  13  h  05  (Air  France),  arrivée  à  Rome  à  14  h  55  et  à  Palerme  à  17  h  30. 
Prix  :  aller  et  retour  classe  touriste  :  tarif  spécial  valable  un  mois  avec 
séjour  de  5  jours  minimum  en  Sicile  :  627  F.  Trapani  est  à  120  km  de 
Palerme  par  la  route. 


PALACE  HOTEL 

(gpe^Q^r  iriffl 


DÉCEMBRE  1965 


Neige  et  soleil 

dans  le  Val  d’Aoste 

toute  l’année 


Renseignements  : 

UFFICIO  REGIONALE  TURISMO  AOSTA  (Italie) 


5“  SEMAINE 
DE  VÊTEMENT 

DE  PLEIE 

FLORENCE 

DU  20  AU  24  JANVIER  1966 
AU  PALAZZO  STROZZI 

• 

U Exposition  la  plus  complété 
de  la  mode  italienne 
dans  les  vêtements  de  pluie. 

100  participants 

2000  m2  de  surface  d’exposition 
défilés  quotidiens 
rencontres  de  techniciens 
manifestations  publicitaires 


Pour  toute  information  s'adresser  à  : 
SECRÉTARIAT  GÉNÉRAL 
<  ‘  SETTIMANA  DELL’  IMPERMEABILE  ’  ’ 
via  V alfonda  9 
FLORENCE  (Italie) 


154 


VOGUE 


PARFUMS  (suite  de  la  page  67) 


L’année  1965  :  consécration  du  parfum  en  pulvérisation.  Soit  grâce  à  un 
atomiseur  (flacon  fonctionnant  au  gaz  fréon),  soit  grâce  au  vaporisateur 
nouvelle  formule  (sans  gaz).  1.  Bandit  de  Robert  Piguet.  Atomiseur  de 
sac  rechargeable.  2.  Blue  Grass  d’Elizabeth  Arden  en  Flacon  Vénitien. 
Existe  en  Spray  rechargeable.  3.  Eau  d' Arpège  de  Lanvin.  En  vapospray 
rechargeable  pour  toutes  les  eaux  de  Toilette.  4.  Mademoiselle  Ricci, 
nouvel  atomiseur  pour  le  parfum  "léger”.  5.  Y  de  Saint  Laurent. 
6.  Apple  Blossom  d’Helena  Rubinstein.  Eau  de  Cologne.  Pas  d’atomi¬ 
seur.  7.  N°  5  de  Chanel.  Atomiseur  rechargeable  pour  le  parfum  de 
Toilette.  8.  Je  Reviens  de  Worth.  Nouveau  Spray  rechargeable  pour  eau 
de  Toilette.  9.  Justine  de  Louis  Féraud.  Atomiseur  prévu  pour  début 
1966.  10.  Miss  Dior,  Diorama,  Diorissimo  ou  Diorling  :  un  tout  nouvel 
atomiseur  "Parfum”  existe  au  même  prix  et  avec  le  même  contenu  que 
les  flacons  classiques.  11.  Singulier  de  Cardin.  12.  Evereve  de  Rigaud. 
Atomiseur  pour  l’eau  de  Parfum.  13.  Fleurs  de  Rocaille  de  Caron. 
Nouveau  Spray  rechargeable  pour  l’eau  de  Toilette.  14.  Monsieur  Net 
de  Jean  Patou.  Nouveau  Vapomiseur  rechargeable  pour  l’eau  de  Cologne 
et  l’eau  de  Visage.  15.  Chant  d' Arômes  de  Guerlain.  Atomiseur  pour 
le  sac.  Rechargeable.  16.  Câline  de  Jean  Patou.  Atomiseur  de  sac.  17. 
Capricci  de  Nina  Ricci.  Atomiseur  pour  l’eau  de  Toilette  et  Airomatique. 
Deux  grands  succès  :  les  atomiseurs  Madame  Rochas  et  Calèche  d’Hermès. 


ADRESSES  PRÊT  A  PORTER 

LES  APRÈS-SKI 

Page  72  PULL  MARIE-MARTINE  WEEK-END.  Paris.  Marie- 
Martine  Week-End,  78,  rue  des  St-Pères.  PANTALON 
CHARLES  GROS.  Paris.  Marie-Martine  Week-End,  78, 
rue  des  Saints-Pères. 

Page  73  ENSEMBLE  LA  MALLE  DE  L’INDE.  Paris.  U  Malle  de 
L’Inde,  89,  rue  du  Bac. 

Page  74  ROBE  JAÈGER.  Paris.  Jeager-Henry  à  la  Pensée,  3  et  5, 
F  g-Saint-Honoré . 

Page  75  ROBE  LIL.  Paris.  La  Marotte,  15,  rue  du  Val-de-Grâce.  Eva, 
121,  bd  St-Germain.  Vog,  34,  rue  Tronchet.  Marseille, 
Elodie.  Metz,  Patricia. 

Page  76  HAUT  PACO  RABANNE.  Paris.  Popeline,  91,  rue  St-Domi- 
nique.  PANTALON  JEAN  GERARD.  Paris.  Popeline,  91, 
rue  St-Dominique. 

Page  77  HAUTS  PACO  RABANNE.  Paris.  Bistrot  Boutique,  13, 
rue  des  Amandiers.  PANTALONS  MAHR.  Paris.  Bistrot 
Boutique,  13,  rue  des  Amandiers. 

LES  ROBES  DE  LAINAGE 

Page  110  ROBE  BISTROT  DU  TRICOT.  Paris,  57,  rue  Bonaparte, 
et  15,  rue  Boissy-d’Anglas.  Aix-en-Provence,  19,  rue  Beddar- 
rides.  Nice,  16,  rue  de  la  Liberté. 

Page  111  ROBE  V.D.E.  Paris.  Galeries  Lafayette,  "Boutique  Voilà 
Paris”,  boulevard  Haussmann.  Genève,  Bon  Génie.  Lau¬ 
sanne,  Bon  Génie. 

Page  112  ROBE  MAGLIFICIO  MICHELANGELO.  Paris.  La  Gami¬ 
nerie,  137,  boutevard  St-Germain. 

Page  113  ROBE  PARIKEN.  Paris.  Prébac,  100,  rue  St-Lazare.  Madd, 
20,  rue  Tronchet.  Men  Sport,  16,  rue  de  Sèvres.  Avignon, 
Lesur.  Nancy,  Cléo.  Toulouse,  Nine.  Bruxelles,  Sophie 
Couture. 

ROBE  PARIKEN.  Paris.  Prébac,  100,  rue  St-Lazare.  Pas¬ 
cale  Auber,  65,  rue  de  Rennes.  Mulhouse,  Schwab.  Bruxelles, 
Sophie  Couture.  Lausanne,  Bon  Génie. 

Page  114  ROBE  CLARISSIA.  Paris.  Bistrot  Boutique,  13,  rue  des 
Amandiers. 

ROBE  CARLA  OGLE.  Paris.  Roger  et  Gallet,  62,  Fg-St-Ho- 
noré.  Milan,  Biki.  St-Moritz,  Palace  Hôtel  "Boutique  Biki”. 

Page  115  ROBE  CLARISSIA.  Paris.  Bistrot  Boutique,  13,  rue  des 
Amandiers. 


Le  "drink" 
des 
Gens 
Raffinés 


SANS  ALCOOL 
NI  EXCÈS  DE  SUCRE, 
NE  PRÉDISPOSE  PAS 
A  L'EMBONPOINT, 
SE  SERT  NATURE 
OU  AVEC  UNE  TRANCHE 
DE  CITRON  OU  D'ORANGE. 


"UN  DI  AN  TON  IC" 


155 


LA  RECETTE  DE  PLISSETSKAYA 

( suite  de  la  page  103) 


Sauce  Satsivi  :  pour  servir  avec  du  poulet  ou  du  poisson. 

100  g  de  beurre,  4  ou  5  oignons,  1/2  tasse  de  farine,  1  litre  de  bouillon 
de  poulet  ou  de  court-bouillon  de  poisson,  300  g  de  noix  épluchées,  1  à  2 
clous  de  girofle,  1  pointe  de  couteau  de  cannelle,  2  pointes  de  safran,  1/4  de 
cuillerée  à  café  de  cayenne,  2  jaunes  d’œufs,  4  à  5  gousses  d’ail,  2  cuille¬ 
rées  à  soupe  de  ciboule  hachée,  1/2  verre  de  vinaigre  de  vin  rouge. 
Hacher  très  finement  les  oignons  et  les  faire  dorer  dans  le  beurre,  sau¬ 
poudrer  de  farine  et  laisser  prendre  couleur.  Ajouter  le  bouillon  petit 
à  petit  en  tournant  et  faire  cuire  doucement  10  minutes.  Mettre  les  noix 
pilées,  les  œufs  et  les  épices  dans  un  bol,  les  diluer  avec  un  peu  de  sauce 
chaude  puis  verser  tout  dans  la  casserole.  Laisser  mijoter  quelques  ins¬ 


tants  sans  bouillir  puis  retirer  du  feu.  Quand  la  sauce  est  froide,  ajouter 
l’ail  écrasé,  la  ciboule  et  le  vinaigre. 

Recouvrir  le  poulet  ou  le  poisson  de  sauce  et  laisser  dans  un  endroit 
frais  pendant  quelques  heures  avant  de  servir. 

Note  de  N.  L. 

Une  amie  géorgienne  et  parisienne  a  mis  au  point  une  version  française 
de  la  sauce  Satsivi,  exquise  et  facile  à  réaliser.  Mettre  dans  le  mixer  : 
le  jus  de  deux  citrons,  une  gousse  d’ail,  une  petite  échalote,  un  paquet 
de  250  g  de  noix  épluchées,  toutes  les  herbes  disponibles  y  compris  le 
coriandre  que  l’on  trouve  dans  le  commerce  sous  le  nom  d’"herbe  algé¬ 
rienne”,  du  poivre  de  Cayenne,  du  sel,  et  lorsque  cette  sauce  est  servie 
avec  le  poulet,  le  jus  de  la  volaille  rôtie  allongé  d’un  peu  de  bouillon  des 
abattis  de  poulet.  Mixer  quelques  secondes  et  verser  dans  une  casserole 
avec  deux  jaunes  d’œufs.  Chauffer  doucement  en  tournant.  Attention, 
ne  pas  faire  bouillir.  Servir  en  saucière.  Le  poisson  et  les  aubergines 
préalablement  pochées  se  servent  recouverts  de  sauce. 


TARIF  GÉNÉRAL 


Vente  au  numéro 

12  numéros  par  an 

"°rT 

S 

Numéros 

spéciaux 

FRANCE  ET  COMMUNAUTÉ  FRANÇAISE . 

ÉTRANGER  I  (Souscrit  en  France)  . 

. F 

.  F 

70 

88 

6 

14 

ALLEMAGNE  :  CONWA  GROSSOVERTRIEB  35  a.  Danziger  Strasse,  Hamburg  . 

. ..  D.M. 

72 

7 

18,50 

AUTRICHE  :  WIENER  MODELLGESELLSCHAFT  Stubenring  16,  Vienne . 

. . .  Sch. 

510 

50 

120 

BELGIQUE  :  A.M.P.,  14  à  22,  rue  du  Persil,  Bruxelles . 

....  F.B. 

880 

75 

185 

DANEMARK  :  M.  JOERGENSEN  c/o  SCHRODER,  8,  Hovedvagtsgade,  Copenhague . 

...  K.D- 

155 

14 

33.25 

ESPAGNE  :  comercial  atheneum  s.a. 

à  Madrid  :  Calle  Vergara,  9 

à  Barcelone  :  Via  Augusta,  103 . 

...  Ptas 

1  100 

90 

210 

GRANDE-BRETAGNE  :  TRANSWORLD  PUBüSHERS,  Bashley  Road,  Londres,  N.  W.  10 

The  CONDE  NAST  PUBLICATIONS  Ltd 

Vogue  House,  Hanover  Square,  Londres  W.  1 .  £ 

7.7.0 

14/0 

1/15/0 

ITALIE  :  MESSAGGERIE  ITALIANE,  Via  P.  Lomazzo  52.  Milan . 

. Lit 

11  000 

1  000 

2  500 

JAPON  ;  WESTERN  PUBLICATIONS  DISTRIBUTION  AGENCY  N°  10,  3-chome,  Nishi  Ohkubo  Shinjukuku  Tokyo  . 

. ..  Yens 

7  200 

650 

1  550 

NORVÈGE  :  NY  MOTESERVICE,  Stortingsgt,  4.  Oslo . 

. ..  K. N. 

155 

15 

33 

PAYS-BAS  :  VAN  DITMAR,  Schiestraat  32-36,  Rotterdam  . 

.  Florins 

78 

6 

13.50 

PORTUGAL  :  BERTRAND,  73,  Garret,  Lisbonne . 

...  Esc 

575 

50 

120 

SUÈDE  :  WENNERGREN  WILLIAMS  A. B.  Nordenflychtsvagen,  70-Stockholm . 

...  K.S. 

120 

10,75 

26,75 

SUISSE  :  Toutes  librairies . 

....  F.S. 

80 

7 

16 

U.S.A.-CANADA  :  THE  CONDE  NAST  PUBLICATIONS  INC.,  420  Lexington  Ave.,  New  York.  17 .  * 

20 

1.50 

4 

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DIRECTEUR  DE  LA  PUBLICATION  HENRY  A.  BERTRAND.  FABRICATION  :  EDDY  GRILLOT.  PRINTED  IN  FRANCE.  IMP.  KAPP,  VANVES  (SEINE). 

DÉPÔT  LÉGAL  4*  TRIM.  1965  N»  7377 


Chauds  et  agréables  à  porter,  ces  fuseaux  sont  indéformables  et 
infroissables.  Ils  gardent  indéfiniment  leur  pli.  Grâce  au  super-Spantiss 
Ni/sec,  ils  sont  d'une  élasticité  maximum  dans  tous  les  sens. 


NIISBG 


Pie  fc 


68,  CHAMPS-ÉLYSÉES  -  2,  PL.  VENDÔME  -  93.  RUE  DE  PASSY  29  RUE  DE  SEVRES